# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0330 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0330?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 165v, page id 00068612:0330 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 164r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=330 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000330.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 70 lines, status machine # Lines: 70 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. conceptions des idee qu’ils n’avoient point auparavant, ils sont en estat de dire des delles hoses, à leur sens, ou du moins de eux mêmes, et sout admire quleur vient aux autres cette fertilité qui passe pour inspiration cerumeleur vient fort animées; ils admivent en bonne partie d’une forte ima sination etdune memoire heureuse, qui a bieu retenu les manieres de parler des livres prophetiques, que la lecture ou l’exemple d’autres led les discours deleur confreres leur des autres leur ont rendu familiers. Antoinette de Bourignon se servoit de A la facilité qu’elle avoit de parler et d’ecrire comme dune preuue de sa mission divine. Et je connois un h visionnaire dont toute la preue qui fonde la sienne sur la f le talent qu’il avoit, de parler et prier tout haut une jeurnée eatiere dix six heures durant, sans se lasser, et sans demeurer à sec. il y a des personnes qui apres avoir practiqué des aute austerités ou apres un estat de tristesse, quudent une paix de et ilsy trouvent tante taut de douceur qu’ils croyent que c’est un effect du S. Esprit. Et il est bien vray que le contentement qu’on trouve dans tue la consideration des de l bonté de Dieu, la grandeur dans l’accomplissement de sa volonté, dans la practique des vertus est une grace de dieu, mais c n’est pas tousjours une grace quiait besoin d’un secours sur nature l comme beaucoup de ces bouues gens le pretendent. on a vû il n’y pas long temps une damesoille de bonne maison fort sage, qui croyoit dés sa Geunesse de parler à jesus Christ, et d’estre son Epouse d’une maniere toute particuliere. Sa Mere avoit un peu donné dans de l’Enthosiasme, et dela et des plus grandes Ten toute autre chose + à ce qu’on racontoit mais la fille ayant commencé de bonneleure estoit allée bien plus lomavant sa salis faction et joye estoit indicible, a segesse parvissoit c dans sa conduite, et son esprit dans ses discours. La chose alla cependant si loin que qu’elle recevoit des lettres adressées à jesus cast touties, cachetées, qu’on adressoit de jesas Caust et repondoit sans les ouvriru et rendoit les qu’on adressoit à Hastre seigneur, et elle les renvoy est cachetées comme, elle les avoit recenes, avec la réponse, qui paro issoit quelques fois faite à propos et tousjours caisonnable Mais elle enfin, elle cessa d’en recevoir de plur de faire trop débtuit En esporgne elle auroit este une autre stg erese. Mais foutes les persounes qui’ont de pareilles visions n’ont pas la même conduite il y en a qui cherchent à faire secte chefs de secte, à reformer a lelverse lo et même a faire naistre des troubles: et l’Angelterre enca fait une estrange epreuue. Quand ces personnes agissent de bonne fis fis foy il est difficile de les ramenerellerqu que lques fois le renvesement de tous leur desseins les corrige, mais souvent est troptard. Il y avoit tand, comme un visionnaire, mort depuis peu, qui se croyoit immortel, parcequ’il repuispeu estoit fort age et se portoit bien, sans avoir lu le livre d’un Anylois d’estrit publié il a paslongtemps (qui vouloit faire croire que je sus Christ etoit venu encor pour exemter deliarer de la mort corporelle les vrais croyans,) il estoit apeuc pres dans les mêmes sentimens depuis longúés années. Mais quand il se senfoit mourir il alla jusqu’à douter de toute la religion, kulman pas cequ’elle ne repondoit pas à sa chimere. Quirin eman Silesien et o il vouloit Bohemien, homme de savoir et d’esput, mais qui s’estoit laisse abantonu ae dans les visie chimeres, par la lecture de jaques Betrne, auteur extraordinarre dont il vouloit edans ressusciter dans son Benme vanime apres avoir fait du bruit en Hollande e Cel mais qui avoit que la passion anime quiles ravit