# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068613:0565 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068613:0565?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b # Folio 282r, page id 00068613:0565 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 283v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068613&page=565 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068613/jpgs/default/00000565.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 72 lines, status machine # Lines: 72 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. fait passer pour un paralogieme; en quoiils ont eu grand tort, et M. Des Cartes quiavoit efudie assez longtems, la S hilosoptrile scholas- tique au College des Gesuites de la S Teches a eu grande raison de le retablir, (e n’est pas un jearaloquime, mais c’est une demonstration imparfaite qui suppose quelque chose qu’il fa- Coit encoreprouver pour lerendre d’une- evidence Mathematique. C’est qu’on suppose facitement que cette idée de l’Exre tout quand, ou tout par fait, est possible, et n’implique point de contradiction. Et c’est desa quelque remaru chose que par cette e prouve, que supposé que Dieu foit possible, il existe: ce qui est le privilege de la seule Divinité. Ousa droit de presumer la possibilité de tout etre, et sur tout celle de Dieu jusqu’à ce que quelqu’un prouve le contraire Deforte que cet argument inctaphysique donne deja une conclusion morale demonstrative qui porte que suirant l’état present de nos connois- sances il faut juger que Dieu existe, et agit conformement à ce la formement. Mais ill seroit pourtant à souhaiter, que des habiles gens achevassent la demonstration -1 dans la riqueur d’une evidence Mathematique, et je croy d’avoir dit quelque chose ailleurs, qui y pourra servir L’autre argument de Mr Des-Cartes, qui entre pand de prouver l’Exis- tence de Dieus parce que son idée est ennot ame, et qu’il faut qu’elle soit venve de loriginal, Mencare moins concluant. Car premierement cet argument acedesant, commun avec pre cedent, qu’il suppose qu’il ga en nous une telle idée, c’esta dire que Dieu est possible. Carce qu’alle que M. Des. (cartes, qu’en parlant de Dieu- nous savons ce que nous disons, et que par conz sequent nous avons lideet; est un indice trom- peur; puisqu’en parlant du Mourement per- petuel Mecantque, par exemple, nous savons ce que nous disons, et cependant ce Mouvement ett une chose impossible, dont par consequent on ne fauroit avoir didée qu’en apparence. Et secondement cemême argument ne prouve pas assez que l idée de Dieu si nous l’avons, doit venire de l’originalimais je ne veux point m’y arreter presentement. Vous me direz, a Monsieur reconnoissant en nous l’idée innée de Dieus jene dois point dire, qu’on peut re- voquer on doute sil y en a Mais je nepermets ce doute en rigoureuse, fondée sur l’idée toute seule Car on est assés assouré d’ailleurs de l’idée et de l’existeme die laccorde que par raport à une demonstration Et vous vous souviendrez, que j’au montre com- ment les idees sont en nous, non pas toujour en fonte qu’on s’en appercoire, mais toujours ensorte qu on les peut trer de sorprogre qui n’est pas un para- logiome mais ou l’on sunnose quel que chose, qu’il faudroit prouver, savoir la possi- bileré d’un Etre tout panfait. L’autre demonstration de Descartes, Tirée de l’Idée de Dieu, qui est en nous est en cone moins conrlu- ante; ean on neut avoin l’Idée d’une chose, sano qu’elle existe en soit possible