# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068614:0211 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068614:0211?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c # Folio 106r, page id 00068614:0211 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068614&page=211 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068614/jpgs/default/00000211.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 49 lines, status machine # Lines: 49 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. De l’espece De celte facon deux individus physiques ne seront gamais parsaitement semblables, et qui plus eft, le même indiordu passera d’ espece en espece, car ien est jamais semblable en tout à soi même au delà ’ un moment. Mais les hommes élablissant des erpeces physiques ne s’attachent point a celle rigueur et il edépend i’eux de eire qu’une musse qu’ils peuvent faire rétourner eux mêmes sous lu premiere forme démeure d’une même espeve a leur égart ainsi nous disonsque l’eau, l’or le vif. argent, de sel commun le demen rent et ne sont que déguisés dans les changemens ordinaires: mais dans les corns organiques ou dans les espeves des plantes et des animaux nous d finissons l’espece par la géneration, desorte que cesembeable, quivi ent ou pourroit étre venu d’une même origine ou femenne seroit d’une même espece. Dans l’homme outre la génération humaine on s’attache à la qualité d’ancinal rais on nable; et quoiqu’il y ait des hommes qui dermeurent semblables aux betes toute leur vie, on presume que cen est pas faute de la faculté ou du principe mais que c’est par des empechemens qui lieut cette faiueté. Mais on ne seAtpasen, core eletermine à l’égard de toutes les conditions ex ternes qu’on veut prendre pour suffisantes à donner velle presomtion. Ce pendant quelques reglemens que les hommes farsent pour leur de nominations et pour les droits attaches aux noms; pourou-que leur reglément soit suivi ou lié et intelligible, il sera fondé en réalité, et ils ne sauront se figurer des esperes que eu naturo, qui comprendgusqu aux possibilités, v’ait faites ou elis linguées avant eux. auant à l’interieur, quoiqu’il n’y ait point n’apparence ex terne quine foit fondée dans la conscitution interne, il et vrai néunmoins qu’unememe apparence pourroit résuetes quelques fois de deux diffé. rentes constitutions; cependant il y aura quelque chose de commun et crest ce que nas philorophes appellent lucause prochaine for, inelle. Mais quand velà ne servit point, comme si selon M. Mariul te le bleu de l’aro. en aiel avoit tout une autre origine que le bleu d’une surquoise, sans qu’il y ent une cause formelle vom mune l’enquoije ne suis point deson sentiment:) et quandon accorderoit, que certaines natures apparentes, qui nous font donner des nons, nontrien d’interiens commun; nos definite ons ne laisseroient pas d’etre fondées dans des esperes reelles. cap ces phenomenes mêmes sont des réalités. Nous pouvons dontdi, re, que tout ce que nous dis tinguons ou comparons avec vérité la nature le distingue on le fait convenir ans si, quoiqu’elle ait des distinctions et des comparaisons que nous ne savons point et qui peubent etre meilleures que les notres. Aussi faudra-L. il encore beaus coup de soin et a’ experience pour assigner les genres et les especes d’une maniere asces approchante de lanature. Les Botaniites mo dernes oroient que les distinctions prises des forines des fleurs apro chent la peus de lordre naturel. Mais ilsy trouvent pourtant encore bien phgsique. De claosifi. cations de plantes,