# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068625:0009 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068625:0009?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 3 # Folio 5r, page id 00068625:0009 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 4v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068625&page=9 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068625/jpgs/default/00000009.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 47 lines, status machine # Lines: 47 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Peometrie. je l’attribue à la providence, et je crois que sans cela nous ne Sçaurions presq point ce que c’est que demonstration. Ausoi crois que c’est en cela principatement que nous sommes supeneurs aux Chinois jus qu’icy Mais il faut encor voir un peu ce que dit nosere habile et celebre auteur dans les chap. 2 et 3 pour soutenu, qu’il n’ya point de princies nes avec nous. Il s’oppose au consentement universel qu’on alleque en deur faveur, soutenant que bien des gens doutent même de ce fameux principe que deux contradictoiret ne sçauroient estre oraies ou fausses à la fois; et que la plus grande partie du geure humain l’ignore tout à fait. J’avoue qu’il y a une infinité de personne qui n’en ont jamais fait une enontiation expresse. J’ay ou même des auteurs qui l’ont voulu refuter. Mais ou en trouverat-ou qui ne s’enserve en practique, et qui ne soit Roqué d’un menteur qui se contredit: cesen dant je ne me fonde pas entierement sur le consentement universel, qui peut aller plas loin qu’auo principes; et quant aux propositions qu’on approuve aussi tost qu’elles sont proposées, s’avoue qu’il n’ese point necessdire qu’elle s soyent tes avec ous; par il se deut qu’il ssoit tres aisé de les deduire des ventés necessaires primitives ou bien que ce soyent des faits fort enontiatiom communs. Dour ce qui sest, de cette verte qui nous apprend qu’un et un font deux, elle n’est pas un axiome, mais une definition. Et lors qu’on dit que la douceur est autre chose que l’amertume, ou ne rapponte qu’un fait de l’oppenence primitive, ou de la perception immediate. Ou bien on ne fait que dire, que la perception de ce qu’on entend par le mot de la douceur, ese differente de la perception de ce qu’ou entend par le mot de l’amertume se ne diftinqué point icy les verites practiques de celles qui sout soeculati ves: c’est tousjours la même chose. pour par ler conformement à l’usage le meilleur est de dire que les seules verites primitives ou indemonstrables Mais et pourtant necessaires sont nées, avec nous. Si quelqu’un le veus efendre jusqu’aux derivatives qui sont les plus voisines des primitives et même auxautres, je ne m’y oppose point, et ce ne sera qu’une question de nom. t comme ou peut dire que c’est une verité des plus manifestes, qu’une substance dont la science et la puissance sont infimies doit estre honnorée, on peut dire qu’elle emane d’abord de la lumiere qui eot néc avec nous pourven qu’ou y puisse donner son avention. chansillon de Reflexions sur le Il. Luire. Lors qu’ou dit dans le sommaire du chap. l. 5. 1 que l’idéc es l’objet de la pensée, il faudroit adjouter quelque cllose, comme j’ay fait cydessus pour la diffinguer de la verité objective qui est dans les idées. Les ilées et les verites objectives ont le meme rapport entre elles, que les termes et les enontiations. Il est tres vray que nos perceptions des idées, ciennent ou des sens extericurs, ou du seus interne, qu’ou peut appeller reflexion; mais cette reflexion ne se borne pas aux seules operations de l’esprit, comme il eft dit chap. 1. J. 4 elle va susqu’à l’esprit luy meme, et c’ese ou s’appercevant de luy que nous nous apperce vons de la substance. prouures