# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068625:0010 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068625:0010?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 3 # Folio 5v, page id 00068625:0010 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 4r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068625&page=10 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068625/jpgs/default/00000010.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 39 lines, status machine # Lines: 39 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. l’avoue que je suit du Sentiment de ceux qui croyent que l’ame pense tous jours, quoyque ses pensées soyent souvent troy confuses et trox foibles pour qu’elle s’en paisse souvenir diffinctement. Je orois d’en avoir des preuges certaines, et meme je crois, que le corrs ne sçauroit jamais estre sans mouvement je voudrois pouvoir m’expliquer presentement, alitaut qu’il faudroit pour faire entendre mes raisons; mais en attendant je repondray aux objections (Let ch. 1. 510 jusque à 19) ou plus tost j’y ay repondu. On se fonde sur l’experience dndu sommeil qui est quelques foit sant aucun sonve. Et en efsect il y a des personnes qui ne sçavent ce que d’est que songer. Cependant il n’est pas tous jours seux de mer tout ce dont on ne s’appergasit point Ce c’eft a peu pres comme lors qu’il y a des eens qui nient les petits corps et les mouvemens insensibles, et se moquent des particules parce qu’un ne les sçauroit monstrer. Mais on me dira, qu’il y a des preuves qui nous forcent de les admettre. Je reponds qu’il y a en a de meme qui nous obligent d’admettre des perceptions qui ne soit oas assez notables pour qu’on stensouvienne. L’expenence encor favonse ce sentiment; par exemple, ceux qui ont dormi dans un lieu froid, remarquent d’en avoir du quelque sentiment confus et foible en dormant. Mais voiex quelque chose de plus precis; et qui fait voir, que si on n’avoit point toussours des perceptions, ou ne pourroit jamais estre reveille du Sommeit. Q’un fuitume qui dort soit sappellé par plusieurs à la fois, et qu’on sappose que la voix de chacun à part ne soit pas assez force pour l’eveiller; mais que le brait de toutet ces voix ensemble l’eveille. Il faut bien qu’il se soit arereu de chacune de ces voix à part, car les parties sont dans le tout; et cependant il auroit continue de dormir, si elle avoit esté seule, et cela sans C souvenir d’avoir esté appellé. Ainsi il y a des perceptions troy soiblés pour estre retenues d’une maniere diftingvée. Je dis d’une mahiere discinovée Carelles sont tousjours reteries, mais par my un tat d’une infinité d’autnes eetites perceptions que nous avons continuellement. Aussi ny mouvement sux poncertion ne se pordent jamais, et continuent tousjours, devenant indistinguable seulement par la composition avec d’autres poux ne point insiffer sur l’interest que l’ommorcalité de l’ame a dans cette dultrine Car si l’ame est sans operation, elle est autant que saus vie, et il semble qu’elle ne peut estre immortelle que par grace et par miracle Ce qui est le sentiment de Socimens que je n’approuve nullement. j’avove cependant que nostre interest nest pas la reple de la veristé; et je ne veux point mêler icy les raisons Thcologiques avec celles de la philosoplie.