# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068629:0052 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068629:0052?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7 # Folio 10v, page id 00068629:0052 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 1r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068629&page=52 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068629/jpgs/default/00000052.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 28 lines, status machine # Lines: 28 recognised, mean confidence 0.93 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. moy? Il est vray que je voy leur possibilite, lors même que je ne m’appercois point de leur existence, et que ces possibilltes lors même que nous ne les voyons point, subsistent tousjours comme des vetites eternelles, et que toute la realité de ces verités des pos- sibles est fondee dans quelque chose d’actuel, c’est à dire en Dieu: mais la question est, si nous avons sujet de dire que nous les voyons en Dieu. Ceptendant comme j’applaudis assezaux belles pensćes de Theodore, voicy comment je erois qu’on peut justisier on sentiment la dessus, quoyqu’il passe pour fort paradoreaapres de ceux qui n’elevent point l’esprit au de la des sens. Je suis persuade que Dieu est le seul objet immediat externe des ames: puisqu’il n’y a que luy hors de l’ame qui agisse immediatement sui l’Ame. et nos pensées avec tout ce qui est en nous entant qu il renserme quelque persection est produit sans intermission par son operation continuée. Ainsi entant que nous recevons nos perfe- ctions finies des siennes qui sont infinies, nous en sommes affectes immeciatement par les idees eternelles qui sont en Dieu, loro que notre esprit a des pensées qui s’y rapportent, et qui en participent. Et c’est dans ce sens que nous pouvons dire que nolie coptit voit tout en Dieu. C 6I A.RSSC. G’espere que vos objections et vos cclairisse mens tejouiront Theodoie, bien loin de luy deplaire: il aime à se. communiquer. Et le recit que je luy en fcray luy donnera occa- sion de nous faire part de plus en plus de ses Lumieres. Je me flatte même de vous pouvoir obliger tous deux en vous fai- sant connoistre l’un à l’autre; et de sera moy qui en prositeray le plus.