# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068645:0013 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068645:0013?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 7B, 1 # Folio 7r, page id 00068645:0013 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 8v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068645&page=13 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068645/jpgs/default/00000013.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 81 lines, status machine # Lines: 81 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. il me semble que les hommes la prennent autrement et quelle est sujette a de mauvais usages, comme l’experience n’a que trop fait voir. Aussi ce precepte a allarme bien des personnes, parmy les quelles il y en avoit quelques unes, dont le fele ne manquoit pas de prudence je trouve de plus il n’est point necessaire, ay mêmes utileede Car puisqu’il ne sagit que de recommander gens dese fonder toupjours en raisons de cMercher tous jours des prouves le doute n’y fait rien, sque on cherchetous les jours des preuves des sentimens dont on toute nillement. Ce qui ne se voit pas seulement en matiere de fors, lors qu’on songe d leurs sentimens à ce que les Theologiens appellent motiva credibilitatis mais encor dans les matieres ordinaires, comme lors que nous tachons cherchons en nostre esprit les preuves propres à persuader aux autres ce que nous croyons un mes les avoir tousjou presentes . On voit même que proclus et autres Geometres cherchent des demonstrations de quelques e de fache Axiomes dont personne ne doute, et qu’Euclide à cru de pouvoir supposer, comme par exemple, que deux droites, ne sçauroient avoir un segment commun. C’estoit aussi le sentiment de feu M. De Roberval qu’il falloit demonstrer les Axiones autant qu’ peut, on aussi evouloit il faire dans les axiomes il le vouloit faire effectivement dans les Elemens de Geouetrie qu’il avoit prejittés. Et chez moy ce soin de demonstrer hes Axiomes est un des plus importans points de l’art d’inventer, dont je diray les raisons une autre fois, maisme contentant maintenant d’en faire mention qi pour à fin qu’on ne s’imagine point que ce travail seroit ridle inutile et ridicule; et par ce que c’est en effect un corollaire du grand precepte que je viens de donner. Et c’est un de mes estonnemens de voit que ce philosophe celebre de nostre temps, qui a tant recommandé l’art de douter, a si peu mis en usage ce qu’elle contient de bon, dans les occasions ou il auroit esté le plus utile; se contentant d’alleguer l’evidence pretendue des idées: à quoy Euclide et les autres reometres ont fort sagement fait de ne se pas arrester: aussi est ce le moyen de couvrir toutes fortes de visions et de prejugés. Cependant jaccorde qu’on peut et qu’on doit souvent et mêmes je tronve souvent necessitre se contenter dequelques sappositions comme a fait Archimede aumoiis en attendant qu’on en puisse faire aussi des theoremes un jour. Par ce qu’autrement on sarresteroit trop quelques fois. Car il faut tousjours tacher d’avancer nos connoissances, et quand même ce ne seroit qu’en establissant benucoup de choses sur quelque peu de suppositions, cela ne laisseroit pas d’estre fort utile Car aumoins nous sçaurions, qu’il ne nous reste a prouver que ce peu de suppositions pour parvenir à une pleine demonstration; et en attendant, nous en e qus au moins d’hypothetiques, et nous sortirons cun dela confusiondes disputes. C’est la Methode des Geometres, par exemple Archimede suppose que la droité est la plus courte des lignes, et que de deux lignes, dont chacune est par tout cave d’un même costé, l’incluse est moindre que l’includente, et la dessus il acheve rigoureusement ses demonstrations. Mais il est fort important de faire expressement toutes les suppositions dont on a besoin, sans se donner la liberté de les prendre tacitement pour accordées sous pretexte que la chose est evidente d’elle mene par leconsite l’inspecton de lafigure, ouspar je me tiens fort asseure, que le Berose d’Annius, et les Antiquites Etrusga dinghrira mus sont des pieces supposées mais pour concevoir distincte ment les preaues qui se presentent f en foule à mon esprit, il me faudroit du temps et de la meditation + à ce que j’ay ouy dire d’un même plan