# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068694:0008 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068694:0008?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 1, 3 # Folio 2v, page id 00068694:0008 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 1r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068694&page=8 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068694/jpgs/default/00000008.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 50 lines, status machine # Lines: 50 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. jusqu’cy nous n’avons parlé qu’en simples physiciens; maintenant il faut s’elever à la Metaphysique, en nous servant du Grand princape, qui porte que rien se fait sans raisonn juffisante, c’est à dire que rien n’arrive, sans qu’il seroit possible à celuy qui connoitroit asses les choses, derendre une Raison qui suffise pour determiner pourquoy ll en est ainsi et non pas autrement. Ceprincipe posé: la premiere question, qu’on a droit de faire, sera pourquoy il y a plus tot quelque chose que rien Car le Rien est plus simple, et plus facile que quelque chose de plus, suppose que des choses doivent exister, il faut qu’on puisse rendre raison, pourquoy elles doivent exister ainsi et non autrement or cete Raison suffisante de l’Existance de l’univers deae ontiment ne se sauoit trouver dans la suite des choses continuentes, c’est à dire des corps et de leur representations dans les Ames: par cequ la Matiere estant indifferente en elle même au mouuement et au repos, et à un mouvement sel ou autre; on n’y sauroittrouver la Raison du Mouve. ment, et encore moins d’un tel Mouvement. Et quoya le present mouvement, qui est dans la Matiere vienne du precedent, et celuyci encore dun precedent: on n’en est pas plus avance quand on iroit aussi loin qu’on voudroit: il reste tousjours la meme Question. qi.Ainsi il faut que la Raison suffisante, qui n’ait plus besoin d’une autre Raison ut en de plus, soit hors de cette suité des choses contingentes, et se trouve dans une substance quiensoit la cause, el qui soit une un Etre necessaire, o portant la raison de son existence avec elle. eutrement on n’auroit pas encortune raison suffisante où l’on puissefinu. El cette derniere Raison des choses est appellée Dieu (9) Cette substance simple primitive doit renfermer contenir eminemment les perfections qui sont contenues dans les substances derivatives qui en sont les effects. Ainsi elle aura la puissance, la connoissance et la volonté parfaites. C’est à dire elle aura unetonte puissance une omniscience et une bonte souveraine. Et commela justice perise fort gene- raement n’est autre chose que la bonté conforme à la sagesse il faut bien qu’l y ait aussi une justice e souveraine en Dieu. La raison qui a fait existerles choses les par luy, les fait encore dependre et en operante deluy en existant , et elles recoivent continuellement deluy ce quiles fait avoir quelque perfection; mais ce qui leur reste d’imperfection q larlaes vien culs veunent de l’imperfellon vient de la limitation essentielle et originale dela breature