# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068703:0129 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068703:0129?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 8 # Folio 65r, page id 00068703:0129 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068703&page=129 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068703/jpgs/default/00000129.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 54 lines, status machine # Lines: 54 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Et commesa philosophie malprise va faire grand tort à la religion, si elle prend le dessus, car il semble qu’elle mene droit aux sentimens de Spinosa, qui a osé dese ce que des cartes a evité avec soin, on a sujet de s’y opposer C’est pourquoy se loue fort le zele des RR. PP. jesuites, qui ont crû, que le plus seur est, de ne se pas eloigner sans necessité et sans demonstration, des dogmes receus, qui souvent interessent la religion. Mais il faut prendre garde de ne se point prostituer en combattant les verités pelemele aver les erteurs des modernes. C’est en quoy il semble que les Peres Bourdin, Cazré, et autres, et quelques fois encr le p. Fabry, quoyque tres habile homme, ont manqué. Un des plus raisonnables sur ce sujet à esté le P. des Chales, et si le p. pardies avoit vécu, il auroit fait quelque chose de consequence, car l’air de paris avoit corrigé les premiers emportemens de Gascogne. Je ne sçay si le P. Berthet vit encor, mais je sçay bien qu’il a esté des plus propres à juger librement et solidement. si le Rue P. de la chaise confesseur ordinaire du Roy (qu’on voit bien, par ce qu’en de ces matieres dirent déja autres fois leS RR. PP. Fabny et des chales, avoir examiné les modernes avec beaucoup d’equité digne des lumieres universelles d’un si grand homme) avoit ey le loisir de s’y arresterassez c’est de luy, qu’on auroit pû attendre un ouvrage parfait d’une philosophie de monstrative, capable d’effacer les novateurs. Comme des cartes passe pour un oracle parmy nos nveaux philosophes audelà de l’autos epha de pythagore, il est a propos de les desabuser. En effect il s’en faut beaucoup qu’il ait donne dans le but. Ifu d’inventer, ou bien il ne l’a point découverte il ne sert de rien de dire, qu’une connoisans claire et distincte est une marque de la verité, quand on ne donne point des marques d’une connoissance distincte, car on peut monstrer que des cartes luy même acrû de sçavoir distinctement ce qu’il ne sçavoit en aucune façon; etde se rapporter au temoigne interdeur deson idée, c’est s’exposer aux illusions. Il ne sert de rien aussi de dire, que pou diminuer la difficulte il faut la diviser en parties. Car les difficultés ont de certaines jonctures ou articles, et quand on ne les sçait point on fait mal l’ecuyer tranctant et on les de chire au lieu de diviser. C qui est augmenter les difficultés, bien loin de les diminuer. Ceux qui sont assez entres dans l’interieur de l’Analyse et de la Geometrie sçavent qu des Cartes n’a rien découvert de consequence dans l’Algebre la specieuse en elle même estant de viete: les resolutions des Equations cubiques et quarre quarrees estant de Scipion du Fer et de Louys de Ferrare; la genese des Equations par la multiplication des Equations egales à rien, estant de Harriot; et la Methode de Maximis et Minimis ou des Tangentes, estant de M. Fermat. De sorte qu’il ne luy reste que d’avoir appliqué les Equations d aux lignes de Geometrie des degrés superieurs, que viete, preveau par les anciens, qui ne les tenoient pas pour il est constant que M. des cartes a esté un des plus grands Geometres, mais on fait grand assez Geometriques avoit negliges: tort à Viete, à Fnellius, au p. de S. Vincent, et autres si on les méprise aupres de luy. Il s’est trouvé que Descartes suivant sa confiance sdinaire s’est precipité assez souvent, même en Geometrie comme lors qu’il a crû qu’il estoit impossible de trouver la proportion des lignes courbes auxdroites, qu’on a pourtant découverte enbien de rencontres après sa mort et lorsqu’il a prononcé que tous les problemes de Geometrie se pouvoient reduire à des Equati de certains degres, ce qui luy a fermé le passage à la Geometrie des Transcendentes. On voit aussi par ses lettres, qu’il a cherchéenvain quelques problemes difficiles, dont la solution est se donne par des methodes qu’on a trouvées depuis Willebrord Snellius auoit dert le premier les loix de la refraction et en avoit donné la demonstration dans un ouvrage Manuscrit, qui subsiste encor. il avoit enseigne assez publiquement cette regle à ses écoliers, et il est difficile que Des cartes, qui estoit assez curieux des bonnes choses, ne l’ait point apprise, dans le long sejour, qu’il a fait en Hollande. Une luy estoit pas difficile aussi de découvrir la proprieté de l’Hyperbole, apres ce que Kepler en avoit dit, en y joignant la regle de Snellius. Car Kepler ne Sçachant pas encor la regle precise des refractions, n’avoit garde de dire, quelle estoit proprement la ligne de Dioptrique, qu’il sçavoit bien devoir estre hyperboliforme.