# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068769:0419 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068769:0419?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 4 # Folio 210r, page id 00068769:0419 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 211v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068769&page=419 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068769/jpgs/default/00000419.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 29 lines, status machine # Lines: 29 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Le jeu de l’Hombre des Princes Tout l’hyver 1684 s’est passé en divertissemens, à la comedie, en Wirtschafts, en balets opera, et en deguisemens. il n’y a gueres de Princes en Europe, qui n’ayent fait quelque mascarade considerable sur tout on a beaucoup joué à l’hombre. L’asemblée se tenoit dans une grande et magnifique salle, ou tous les Potentats de l’Europe estoient receus, et n’estoient servis que par des Ministres du premier ordre. L’on jouoit à plusieurs tables, les uns tenoient la carte, les autres conseilloient. Les uns jouoient grand jeu, les autres petit Quelques uns regardoient, d’autres faisoient de moitié. Les uns metloient au jeu pour d’autres. Quelques autres se promenoient par la salle les bras ises ex aminans les mines et les contenances des joueurs. Il estoit defendu de parler que du jeu. C’est pour cette raison qu’on en defendit l’entrée aux princesses l’ay appris le detail de deux jesuites à qui l’Empereur et le Roy de france firent accorder par grace la charge d’huissiers de la porte à charge, qu’ils n entreroient point et n’écouteroient toint. Cette precaution fut inutile. Ils sont tellement accoustumes de mettre le nes par tout que malyré la defense ils ouvroient la porte de temps en temps et avancoient leurs cornes. is me dirent en confidence qu’il y avoit parmy les rinces des tres mechans et rudes joueurs, qu’il y en avoit même qui se ruinoient; qu’on n entendois