# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068771:0293 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068771:0293?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 6A # Folio 147r, page id 00068771:0293 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 152v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068771&page=293 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068771/jpgs/default/00000293.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 33 lines, status machine # Lines: 33 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. L’Archidue ayant pris le nom et la qualité de Charles dEspagne C M. Roy des espagnes avec toutes des autres qualités, qui appartenoient à Charles I. son predecesseur; on en fut allarmé à Paris et à Madrit: et comme on avoit deju tenté inutilement d’ébranter la sage et ferme resolution du Roy de portugal, on voulut en cor faire une tentative sur l’Amirante de Castille et sur quelques autres seigneur dont on apprehen doit le credit et les intelligences. Le Cardinalde Portocarrero se chargea de celle commis sion, et crûs que le meilleur seroit dinoiter l’Amirante à une conference en pleine campagne surla frontiere de portugal, ou chacun se trouveroit avec pareille escorte La conference fut arrestée, il executée; et lors qu’ils s’estoient salues, le Cardinal dit au comte de Melgar que voyant avec regret qu’un sergneur de cette conside ration alloit se perdre, il avoit voulu faire les derniers efforts pour le rehirer da precipice, et pour le ramener à l’interest et au sein de la patrie, qui luy tendoit les bras. L’Amirante, après avoir remercié le Cardinal de sa bonne volonté, luydit, qu’il avoit accepté ce Congrés parce que se sentant fondé en raisons de Conscrence et d’honneur, c’estois luy plustost qui esperoit de regagnes son Eminence à la patrie, dont il croyoil, qu’elle avoit quitté les veritables interests. Apres ces complimens, et contestations, voicy comme le Cardinal entra en matiere. LE CARDINAL. Je croio que moy et ceux qui on esté d’avis avec moy qu’il falloit disposes le feu Roy au Testament que sa Majesté a fait en faveur d’un prince de Bourbon, avons pour nous la justice et le bien de l’Estat et que Dieu continuera de nous étre favorable. Vostre Excellence est bien informée des asfaires. c’est pourquoy