# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068772:0132 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068772:0132?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 6B # Folio 66v, page id 00068772:0132 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068772&page=132 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068772/jpgs/default/00000132.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 43 lines, status machine # Lines: 43 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Tout le monde convient qu’il n’est pas aisé de détruire cette puissance ainsi son be but est de nous ôter l’esperance de luy resister. Mais il faut isonnement ous ins ont ce qui n’est pas es aise n’est pas impossible pour cela. La France est forte mais on a experimenté qu’elle n’est pas irpossible invincible. On aura de la peine luy resister, mais separement, et c’est pour cela même qu’on ne devoit point se separer. La bonne intelligence des Hauts Alliés avoit déja abbattu cette puissance, et elle ne s’est relevée, et n’est redevenus formidable que par leur desunion, et sic nec pluribus impar .14. Il n’y a donc point de contradiction dans les Raisonnemens qu’on alleguoit pour la continuation de la guerre, mais il y en a une bien grande dans le systeme des mauvais Pacifiques. D’un coté ils representent l’Empereur comme assés puissant déja pour le devenir trop si on luy donnoit encor l’Espagne; et de l’autre coté is comptent sa puissance pour rien quand il est question de continuer la querre avec son assistance pour luy procures une satisfaction raisonnable; et sous ce pretexte ils souffrent qu’on luy impose des condi tions outrageantes. On peut donc retorquer l’argument de cet ecrivaies à avec bien plus de pondement, en leur disant: Si l’Empereur est si foible, pour quoy le craignés vous, pourquoy voulés, vous que l’Espagne le rendroit si formidable. Et s’il est si puissant pourquoy l’abandonnés vous comme incapable de s’aider et d’aider ses amis? Pourquoy agisses vous, commes il ne meritoit pas qu’on luy procurat des conditions propres à mettre sa reputation à couvert. Car on n’a jamais rien vû de plus insultant que les Loix que la France pretend luy imposer, et que les Ministres d’Angleterre ne se font aucu scrupule deuy d’approuver et de luy recommander. Quoyqu’on dise Quelque chose qu’on ait pû dire hier de la puissance formidable de l’Empereur pour jetter de la pond aux yeux des gens et pour s’exemter de luy faire avoir l’Espagne qui luy est due il faut bien qu’on l’ait voulu faire passer aujourdhuy pour tres foible, et comme redui eà l’extremité, pour le faire croire capable de consentir a des demandes si indignes. i Mais dans la verité les mauvais pacifiques gagnés par l’ennemi sont alles à leur but, sans se soucier si l’Empereur est foible et ou puissant, et si la bonne cause premier point pouvoit ou ne pouvoit pas etre soûtenue par son assistance, j’espere que Vous conviendres maintenant, Mylord, qu’il n’y avoit aucur necestté de faire cette méchante paix: et Vous ne sauries manquer de reconnoitre 5. quoyque peut é̂tre vous n’oseriés l’quouer) que ceux qui ont porté les Puissan Paritimes à y donner les mains, n’o pas seulement travaillé à les fiire abandon es ont r interets et leur reputation avec la bonne, foy mais mis encor en grand dange our liberte, en erigeant en Durope une puissance capable de la men present je viens à l’autre point de notre Discussion, qui sera la plus ample, par le quil vous preten taches d’excuser cete paix, comme si elle n’etoit point contraire à vos engagen