# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068782:0069 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068782:0069?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zu Preussen LH 19 # Folio 29r, page id 00068782:0069 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 30v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068782&page=69 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068782/jpgs/default/00000069.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 47 lines, status machine # Lines: 47 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. 31 juillet 1700 Ingenbongus pres de Bertiu J. A. E. me rendra témoignage comme j’espere que je ne me suis queres mêlé d’intriques. Cependant an comme j’ay tousjours eu des intentions droites et sinceres, et tendantes non pas à brouiller maist à con- tribuer à la banne intelligence des princes qui m’ont fait l’honneur de me considerer; il est arrtvé qu’un m’a fait quelques fois des ouverturs, qui m’ont paru raisonnables, et c’est ce qu’on a fait à mon dernier sejour d’oraniebouru ou j’ay esté quasi une semaine entiere. Je ne doute point que la persuasion qu’on a de la bonté de V. A. E. pour moy, n’en soit la princisale cause. Et comme il n’y a queres aposrene de jugement, qui ne souhaite que V. A. E. fait bonne opinion de luy dans les occasions; il est arrivé, qu’une personne qui est bien avant dans les affaires a voulu se servir de moy pour cet effect. Cest Monsieur d’ilgen, à qui ses longs services, sa penetration et son assiduité, ont acquis une confiance particuliere auprés de Monscigneur l’Electeur. Et ea este M. de Besser qui est asseurement un zele serviteur dev. A. E, qui m’a donné la cous connoissance de cette personne, et a voulu faire l’entremetteur dans l’intention de marquer son zele a V. A. E. et d’obliger un ami, tel que M. d’Ilgen. Mons.de Besser m’a done dit en confidence, que cet ami dont il connoissoit de longue main la probité et les bonnes intentions, avoit appris qu’on avoit donne à V. A. E des mauvaises empressions contreluy et que quelques paroles de V. A. E, qu’on luy a rapportées l’avoient l’ont fait connoitre. Qu’ayant pour V. A. E. non seulement la veneration due au rang et à l’elevation de genie d’une si grande princesse, mais encor un Zele digne d’un serviteur fidele, il en avoit fort surpris et fort touché, et d’autant plus touché, qu’il le meritoit moins et qu’il avoit tousjours preferé la reputation d’une integrité incorruptible à foute sorte d’avantages qui luy avoient esté offerts bien souvent, et qu’il avoit refusés contre la coustume de bien des gens; et qu’apres l’Electeur son maistre, il n’y’avoit personne à qui il aimeroit mieux de pouvoir justifier sa conduite qula 1E