# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068823:0028 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068823:0028?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Politik und Volkswirtschaft LH 34 # Folio 14v, page id 00068823:0028 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 15r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068823&page=28 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068823/jpgs/default/00000028.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 56 lines, status machine # Lines: 56 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. par exemple le maistre de quelque cho celuy qui le maistre d’un chasteau, s’il veut faire quelque folie pourra refuser l’obeissance au Prince et attendre. qu’on l’assiegé. Mais comme il sera sans dout e force bien tost, cela ne se practique point. Ce seroit une autre affaire; si c’estoit que lqe grande ville ou pays considerable, ou il faillé une armée pour en s’en rendre maistre ou pour le demeurer Car alors les voisins s’en pourttant mếler, e evenement estant assés douteux on peut dire que ce pays possede est s’il refuse simprement d’obeir est déja dans une usur pation ou exercice de arant liberté, avant, qu’on vienne aux extremités. Mais un petit chasteau ou petit pays n’exerce simple une la liberté que lors qu’il resiste actuellement e au premier essay de la force autre affaire à l’egard d’un simple chasteau ou pas petit pays, mais qui est en opinion publique de liberte. Car en ces matieres le plus souvent l’opinion vaut autant que la force et un voisin bien que plusi plus puissant, n’entre- prendra pas aisément de le forcer, et de faire une C generaliment chose, qui sera blamée communement. Et au lieu qu’un sujet qui aura peutestre un chasteau bien plus fort ne resisteroit point, et flechiroit d’abord; celuycy resistera bien plus hardiment se fiant dans ’opinion de la bonté de sa cause, dans l’opinion approbation, et sçachant qu’on sem ne le pourra pas commune puvir et qu’on aura quelques égards de bien scance pour luy lors même qu’on l’aura reduit par la force. il faut considerer aussi que tout cela sentend du cours ordinaire des affaires; car en temps de guerre souvent la condition d’un pays libre est reduite à celle d’un pays sujet, mais cela ne luy fait point de prejudice à son droit, par la definition même de la liberté posée cydessus. De plus il faut considerer, qu’il ne suffit pas pour estre libre, qu’on a soit en estat de ne pouvoir estre forcé ou obligé que par les armes: autrement un pays rebelle seroit libre. Mais il faut avoir le droit d’estre en cet estat. Car autre chose est d’estre libre, autre chose est estre en possession de liberte soit qu’on soit possesseur ou simple usurpateur Une ville sujette à un prince obtient des privileges deje revolte ou en monue qui refuse l’obeis- sance car on y pensera avant que de attaquer