# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/1032707690:0103 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/1032707690:0103?run=74 # Title: [Logique Ou L' Art De Penser] La Logiqve Ou L' Art De Penser (shelfmark Leibn. Marg. 145) # Folio 95, page id 1032707690:0103 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=1032707690&page=103 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/1032707690/jpgs/default/00000103.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 36 lines, status machine # Lines: 36 recognised, mean confidence 0.94 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. I. PA R TTF. Chap. VITI. le corps qui actirene se meur luy metne, d si celuy qui est accire ne lur est joine ou actache par quelque lien. On doir aussi rappOrteL à ces jugemens de nostre entance l’idée qui nous represente les choles dures e pelantes, comme estant plus macerielles e plus solides que les choles lege- res d deliées, ce quinous fair croire, qu’il y a bien plus de mariere dans une boere pleine d’or, que dans une autre qui ne seroit pleine que d’air. Car ces idćes ne riennene, que de ce que nous n’arons juse dans nostre entance de toures les choles exterieures, que Par LaPPOI aux imprestions qu’elles Cailoiene lux nos lensi _ ainsi parce que les corps durs e pelans agil- Coiene bien plus lur nous, que les corps legers ee Cubeils, nous nous Commes imaginez qu’ils contenoient plus de mariere, au lieu que la rai- son nous deroic Fairejuser, que chaque partie de la mariere n’occupane jamais que la place, un espace égal est coujours remply d’unc mel me quantire de mariere. De Porce qu’un raisseau d’un pied cuben’en conciene pas darantase estane plein d’or, qu’e- Hanc plein d’air; ec meline il est vray en un lens, qu’estant plein d’air il contient plus de matiere Colide par une railon, qu’il scroit ErOP lons d’expliquer icy. On peuc dire, que c’est de cerre imagina- EiON, que PONE néeS EOUTES les OpinIONS exELa rasantes de ceux qui ont cru que nostre ame eltoic, ou un aireres lubeil compolé d’atomesi comme Democrite ex les Fpicuriens, ou un air enAammé, comme les Stoiciens, ou une por- rion de la lumiere celeste, comme les anciens