# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/1032707690:0106 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/1032707690:0106?run=74 # Title: [Logique Ou L' Art De Penser] La Logiqve Ou L' Art De Penser (shelfmark Leibn. Marg. 145) # Folio 98, page id 1032707690:0106 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=1032707690&page=106 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/1032707690/jpgs/default/00000106.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 36 lines, status machine # Lines: 36 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. L O OY Qu E, Ou’un homme aic une idée tausse ou veried ble, claire ou oblcure de la pelanteur, des qua- licez sensibles et des actions des lens, il n’en est ny plus heureux, ny plus mal-heureux; s’il en est un peu plus ou moins scarane, il n’en est ny plus homme de bien, ny plus méchanci Ouelque opinion que nous ayons de toutes ces choles, elles ne chansCTONE PaS POUY nOuS: Leur ettre est indépendant de nostre science, et la conduire de nostre rie est independante de la connoistance de leur estre: Ains il est permis à couc le monde de s’en remetere à ce que nous en connoistrons dans l’autre rie, at de le repoler generalement de l’ordre du mon- de Tur la bonce ee lur la lagesse de celuy qui le souverne. Mais pertonne ne le peur dispenser de FOr- mer des juoemens Tur les choles bonnes e mau- vailes, puilque c’est par ces jugemens qu’on doit conduire la rie, reoler les actions, e Ce rendre heureux ou malheureux eternelle mene; ee comme les Faustes idées que l’on a de toutes ces choles sont les lources des maurais ju remens que l’on en faic, il seroir infiniment plus importane de s’appliquer à les connoistre ee d les corriger, que non pas a reformer celles que la precipicarion de nos jugemens, ou les preju- eer de nostre entance nous fone conceroir des choles de la nature qui ne lont l’objet que d’une Spcculation serile. Pour les décourrir toutes, il faudroit faire une Morale toure entiere; mais on n’a dessein iey que de propoler quelques exemples de la maniere donc on les Forme, en alliant ensem ble direrles idćes qui ne lone pas jointes dans la