# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/1032707690:0118 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/1032707690:0118?run=74 # Title: [Logique Ou L' Art De Penser] La Logiqve Ou L' Art De Penser (shelfmark Leibn. Marg. 145) # Folio 110, page id 1032707690:0118 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=1032707690&page=118 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/1032707690/jpgs/default/00000118.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 37 lines, status machine # Lines: 37 recognised, mean confidence 0.93 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. A2 L O CZ OV E. ere ame, quoy qu’à l’occasion de ce qui fe Pase dans nostre COrPS. Et neanmoins nOuS comprenons toutes les rrois, quoy que si diffe- rentes Cous le meline nom de sens ee de senti- ment ou de veué, d’oure, _c. Car quand on dit que l’ail roit, que l’oreille oit, cela ne le peut entendre que selon le mouremene de l’orrane corporel, estant bien clair que l’aeil n’a aucune perception des objers qui le Frap- PenE, ec que ce n’est pas lur qui en juge. On dit au contraire qu’on n’a pas veu une perton- ne qui s’est prelentée derant nous, e qui nous a Frappe les reux lors que nousn’y arons p2S Faic reflexion. Ec alors on prend le inor de voir pour la penlée qui le Forme en nostre ame en- suire de ce qui le passe dans nostre ae il de dans nostre cerreau. Ec selon cerre honisication du oc de roir, c’est l’ame qui roit et non pas le corps, comme Plaron le lourient, de Ciceron apres luy par ces paroles: Nos enim ne nune quidem oculis cernimus ea quae videmus. Neque enim est ullus sensus in corpore. Via quasi que- dam sunt ad oculos ad aures, ad nares à sede animiperforata, itaque sape aut coeitatione aut aliqua vi morbi impediti apertis atque interris c oculis en auribus, nec videmns, nec audirens; ut facile intelligi possit, animum ee videre es audire non eas partes quae quasi fenestrae sunt animi. Entin on prend les inors des sens, de la reiie, de l’oiire, stc. pour la derniere de ces erois choles, c’est à dire pour les jugemens que nostre ame Faic en suite des perceptions qu’elle a evès à l’occation de ce qui s’est passe dans les organes corporels, lors que l’on dit que les sens se trompent, comme quand ils