# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/1040716539:0154 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/1040716539:0154?run=74 # Title: Première Partie (shelfmarks Leibn. Marg. 138, Stück 1; Leibn. Marg. 138) # Folio 78, page id 1040716539:0154 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=1040716539&page=154 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/1040716539/jpgs/default/00000154.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 47 lines, status machine # Lines: 47 recognised, mean confidence 0.92 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. 6 + LA VIF DE MI. DESCARTES. remarqué qu’aprés aroir quitte sur la Fn de Seprembre de l’ar 1619 la ville de Francford, ou il aroit assicté au couronnement de l’Empereur, il s’arreca Tur les Fron- tières de Barière au mois d’Octobre, e qu’il commen ca la campasne par le MetEre en quartier d’hiver. II se troura en un lieu li écarre du commerce, a li peufre- quenté de sens dont la conversation fiit capable de le di- rertie, qu’il s’y procura une solitude celle que son esprie la pouroit avoir dans son état de rie ambulante. S’érane ainss alturé des dehors, e par bonheur n’arant d’ailleurs aucuns Coins ni aucunes pastions au dedans qui pustent le eroubler il demeuxOit touE le jour entermé seul dans un poese ou il aroit tout le loisir de s’entrecenir de ses pensées. Ce n’é- coient d’abord que des preludes d’imagination: e il ne de- vinc hardi que par dérrer en pastant d’une pensée a une aurre, à melure qu’il seneoit augmenter le plaisir que son esprir crouroit dans leur enchamemene. One de celles qui se prelenterent à lui des premières, tut de considérer qu’il ne le troure point cant de perfection dans les ourrases com- poser de plusieurs pièces et faits de la main de divers mai- ErCS, que dans ceux ausquels un seul a cravaillé. II lui FuE aisé de trouver dequoi sourenie certe pensée, non seulement dans ce qui se roid de l’Architecture, de la P’einture, et des autres AreS, ou l’on remarque la difticulté qu’il y a de Faire quelque chose d’accompli en ne craraillane que sur l’ourr- re d’aurrui, mais même dans la police qui regarde le gou- vernemene des Peuples, e dans l’écablissemene de la Reli- sion qui est l’ourrase de Dieu seul. Il appliqua ensuite cerre pensée aux Sciences, done la con- noiltance ou les préceptes se trourent en dépoe dans les li- vres. II s’imagina que les Sciences, au moins celles done les raisonsne lonc que probables, ex qui n’onc aucunes démonstra- rions, s’étant grosties peu a peu des opinions de divers Par- riculiers, e ne se trourant compolées que des reRexions de plusieurs Personnes d’un caractère d’espriteout different, approchene moins de la rériré, que les simples raisonne- mens que peut faire nacurellemene un homme de Bon sens rouchane les choles qui se presentent à lui. Dela il encreprie de paTer à la Raison humaine arec la même penséc. II con- Cdera Dilc. de 1a Mech. PaTC. 2. 3. 12. _ (c99 Ibido p. 13. L 140