# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/1040716539:0283 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/1040716539:0283?run=74 # Title: Première Partie (shelfmarks Leibn. Marg. 138, Stück 1; Leibn. Marg. 138) # Folio 207, page id 1040716539:0283 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=1040716539&page=283 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/1040716539/jpgs/default/00000283.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 42 lines, status machine # Lines: 42 recognised, mean confidence 0.93 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. LEVRE TTL. CHAPFEREVI. 209 Les autreS. Si quelqu’un fans y etre porré par le poids d’au- cune autoriré ni d’aucune raison qu’il ait apprise des autres. rient à croire quelque chose; l’euc- il encendu dire à plu- Pieurs, il ne Faut pas s’imaginer pour cela qu’ils la lui ayene enseignée. II Ec peur faire mêmé qu’il la sçache erant poussé par de vrares raisons à la CrOire; ex que les AVEreS ne l’arent jamais secuc quoiqu’ils ayent été dans le même sen timene, à cause qu’ils l’ont déduice de faux principes. Sur ce raisonnemene il arertit le sieur Becckman qu’il n’avoic rien appris darantase de sa Phylique imaginaire qu’il qualitioie du nom de WTathematico-Physique, qu’il aroit fait aurretois de la Barrachomromachie d’FTomere, ou des contes de la cicoone. Jamais son aucorice ne lui avoit serri de moris pour croire aucune chose. et ses raisons ne lui avoient jamais rien pertuadé. M. Delcartes pouroit aroir approuré des choles qu’il avoic entendues de Bécckman, comme il arrire sou rene dans la conrersation: mais il precend que cela avoit été li rare à Pon érard, que le plusisnorane des hommes en auroir pûi dire autane par haz ard qui s’accorderoit arec la vérité: outre que plusieurs peurent sçaroir la même chole Pans qu’aucum l’ait apprile des aueres. Il trouroit BeeCHman 2ez ridicule de s’amuser arec cane de Loin à distinoner dans la postession des Sciences ce qui éroir a lui de ce qui n’en ctoit Pas, comme s’il cur éré queltion de la possession d’une Ter re ou de quelque somme d’argent. Bécckman étoir bien per- luadé que ce qu’il sçavoit éroie entierement à lui, quoiqu’il l’elie appris d’un autre: ainsi c’éroir par une ćcranse ja lou- sic qu’il precendoit empecher les autres qui auroiene lceu la même chose, de dire qu’elle leur appartenoir. C’est ce qui POTEOIE MI. Descartes à le considérer comme ces malades d’esprie que la Folie rend beureux, et à le croire amsi DDu. lene que cer homme qui s’imaoinoic que tous les raisteaux qui abordoient au pore de la rille lui apparcenoient. Mais il le juseoit erop aveusle de sa bonne fortune lorsqu’il vouloir etre Peul Poseseur d’un bien COmun, et ne pas sonfrir que les autres s’actribuassent non sculement ce qu’ils sca- voient et qu’ils n’aroient jamais appris de lui, mais austi ce qu’il contessoit lui-même aroir appris d’eux. C’est une in- jultice donc il le conrainquir lans peine à Con esard. BECCKMAM