# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/718686594:0049 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/718686594:0049?run=74 # Title: [Petri Pithoei Vita. Elogia. Opera. Bibliotheca] Petri Pithœi Vita. Elogia. Opera. Bibliotheca (shelfmarks Leibn. Marg. 2,3; ZEN Leibn. Marg. 2,3) # Folio 41, page id 718686594:0049 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=718686594&page=49 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/718686594/jpgs/default/00000049.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 29 lines, status machine # Lines: 29 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. ELOGESDEP. PITTTOV. AL Aicé qu’elle m’a comme surpris, estant ad venué contre toute opinion. C’ette perie touche, non à une ville, out à quelque cité, ou à la France seule, mais à tout le monde, es crois qu’il ne pourvoit mourir d’homme, au deuil de la mort duquel tant de personnes, nations, C estats eussent juste occasion de participer. Pour moy j’e- stime avoir perdu toute la consolation que j’avois en ces calamiteux temps, Co l’instruction que je prenois chaque jour pour me couverner aux ac- tions publiquesto particulieres, qui se presentoient selon la petite pari qui m’est eschue en l’admi- nistration du public; dont m’estant tousjours es loigné le plus que j’ay pu, comme vous sçaveZ, maintenant cet accident me resoud à m’en tirer du tout, (S choisir une vie plus tranguille pour achever ce qui reste. Je ne sçaurois en quels ter- mes exprimer la juste douleur que i’en ressens; laquelle s’accroistra tousjours plus qu’elle ne di- minuera, ne pourant arriver accident, en ce temps si plein de perversité (o) de difficultez, qui ne m’en renour elle la memoire, es m’en fasse déplorer la perte. Dieu l’a mis en repos, C nous a laissé en deuit apres luy, pour reconnoistre par la son juste courroux contre nous, qui nous a osté une personne si utile aupublic, es qui y ser- voit continuellement, co y pouvoit encore par le cours de nature assez lons temps seroir. Aau