# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0263 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0263?run=74 # Title: Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons (shelfmarks Leibn. Marg. 39; ZEN Leibn. Marg. 39) # Folio 201, page id 778273318:0263 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=778273318&page=263 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/778273318/jpgs/default/00000263.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 41 lines, status machine # Lines: 41 recognised, mean confidence 0.93 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. es de ses Modes Simples. LIV. II. prit. Car candis que nous pensons, Ou que nous recC- CH A l. vons successirement plusieurs idécs dans notre Esprit, nous connoissons que nous exictons, et ainsi nous pou- rons appeller notre existence, ou la continuation de no- tre Ftre, ou de toute auere chose qui soit commenturable a la Cuccestion des Idées qui paroissent es dilparoissent dans notre Plprit, durée de nous-mêmes, ou de toute au- tre cholo qui coexilte avec nos penlées. 5. 4. Oue la notion que nous arons de la Succession et de la Durée nons vienne de cette Tource, je reux dire, de la Refexion que nous Faisons sur cette luite d’Idées que nous royons paroitre l’une apres l’autre dans notre LSpriE, c’est ce qui me semble luirre cridemment de cc que nous n’arons aucune perception de la Durée, qu’en considerant cette liite d’Idées qui se luccedent les unes aUZ aueres dans notre Entendement. Pn efet, des que cette uccession d’Idées rient à cesser, la perception que nous arions de la Duréc, cesle aussi, comme chacun l’é- Proure clairement par luy-même lor(qu’il rient à dormie protondément; car qu’il dorme une heure, ou un jour, un mois, ou une année, il n’a aucune perception de la durée des choles tandis qu’il dort, ou qu’il ne sonse à rien. Cetre durée est alors tout-a Fait nulle a lon égard, et il luy semble qu’il n’y a aucune distance entre le mo- ment qu’il a cessé de penter en s’endormant, ee celui au- quel il s’estroreillé. Ft je ne doute pas, qu’un homme ereillé n’éxrourat la même chose, s’il lur étoit possible de n’aroir qu’une seule idée dans l’Psprit, Tans qu’il y ar- rirat aucun chansement, et qu’aucune autre ne s’y vint Joindre. Nous royons, tous les jours, que, lors qu’une perlonne Aixc les penlées arec une extreme application Tur une seule chose, en forte qu’il ne longe prelque point a cette luite d’idées qui se succedent les unes auX autres dans Con Lsprit, il laisse échapper, lans y Faire refexion, une bonne partie de la Duréc qui s’écoule pendant qu’il est dans cetre forte contemplation, s’imaginant que ce remps es beaucoup plus coure, qu’il n’est eRfectirement. Ouc 2 LlV.