# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0482 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0482?run=74 # Title: Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons (shelfmarks Leibn. Marg. 39; ZEN Leibn. Marg. 39) # Folio 420, page id 778273318:0482 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=778273318&page=482 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/778273318/jpgs/default/00000482.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 39 lines, status machine # Lines: 39 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. A2C Ce que c’est qu’Identité; GHA P. me Coy, à la Fareur de la même conscience, continuée LLLILL. pour l’arenir. et ainsi par le moren de cette conscience il se troure etre le même soy qui AE, il y 2 quelques an- nécs, telle ou telle action, par laquelle il est presente ment lcureux on malheureux. Dans cette exposition de ce qui constirue le sor, on n’a point d’égard à la même substance numerique comme conscituant le même soy, mais à la même conscience continuée, à laquelle diftérentes lubstances peurent avoir été unies, et en avoir éré ensui- te leparées, mais qui cependant ont fait partie de ce me- mesoy, tandis qu’elles ont perlitté dans une union ritale arec le lujet ou resdoit alors cette con-science. Ainsi cha- que partie de notre COrps qui cs vitalement unic a cc qui asit en nons avec con-science, Fait une partie de nous- mêmes; mais des qu’elle rient à etre separée de cereunion vitale, par laquelle cette con-science lur eA communiquéc, ce qui étoit partie de nous mêmes il n’y a qu’un moment, ne l’est non plus à prelent, qu’une portion de matiére u- nie ritalement au Corps d’un autre homme cst une partie de mor-même; et il n’est pas impostible qu’elle puisse de- renir en peu de temps une partie reclle d’une autre Per- Tonne. Voila comment une même substance numerique vient à Faire partie de deux differentes Perlonnes, ex com- ment une même Perlonne est conserrée parmi le change. ment de différentes lubstances. Si l’on pouroit supposer un Lsprit entierement prire de tout Tourenir et de toute con-science de ses actions palées, COIMO NOUS EPROUrONS que les nôtres le sont à l’égard d’unc grande partic, ec quelquetois de toutes, l’union ou l’éloignement d’une celle lubstance spirituelle ne feroit non plus de chanse- ment à l’Identité personnelle que celle que fait quelque Particule de Mariere que ce puisse étre. Toute substan- ce ritalement unic à ce present Prre penlant, est une par- ric de ce même sor qui exilte presentement; et toute lub. Stance qui luy est unic par la con-science des actions pasecs, fait ausi partie de ce même soy, qui eAt le meme alors et prelentement.