# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0652 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0652?run=74 # Title: Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons (shelfmarks Leibn. Marg. 39; ZEN Leibn. Marg. 39) # Folio 590, page id 778273318:0652 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=778273318&page=652 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/778273318/jpgs/default/00000652.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 36 lines, status machine # Lines: 36 recognised, mean confidence 0.93 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. 59C Des Noms des Substances. Modes mixtes qu’il rouloit, lans fuirre aucun autre mo- delle que les propres penlées, tous les hommes l’onr eié depuis ce temps. la; et la même nécessité qui tut impoléc a Adam de conformer ses idées des Substances aux choles exterieures, s’il ne vouloit point le tromper volontaire. ment luymême, cette même nécesité a été depuis im- Polee a tous les hommes. De même la liberte qu’Adam aroit d’actacher un noureau nom à quelque idéc que ce Fut, chacun l’a encore aujourdhur, et tur tout ceux qui Font une Langue, s l’on peut imaginer de telles person- nes; nous arons, disje, aujourd’huy ce même droic, mais avec cette difference que dans les Lieux ou leshom- mes unis en locieré ont deja une Langue établie parmi Cux, il ne Faut chanser la lignification des mots qu’avec beaucoup de circonsrection et le moins qu’on peut, par- ce que les hommes étant déja pourviis de noms pour dé signer leurs idées, et l’ulase ordinaire ayant approprié des noms connus à certaines idées, ce lcroit une chose Fore ridicule que d’affecter de leur donner un sens disfé- rent de celui qu’ils ont déja. Celui qui a de nourelles notions, le hazardera peur-etre quelquetois de faire de noureaux termes pour les exprimer; mais on resarde ce- la comme une espèce de hardiese; et il est incertain si Jamais l’ulage ordinaire les autorilera. Mais dans les en- creciens que nous arons avec les autres hommes, il Faut necellairement faire en lorte que les idées que nous dé- signons par les mots ordinaires d’une Langue, Toient con- formes aux idées qui lont exprimées par ces mots- la dans leur signification propre et connué, ce que j’ai déja cx- plique au lons; ou bien il faut Faire connoitre dictincte. mene le noureau sens que nous leur donnonS. t t (I. CHIA