# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0772 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0772?run=74 # Title: Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons (shelfmarks Leibn. Marg. 39; ZEN Leibn. Marg. 39) # Folio 710, page id 778273318:0772 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=778273318&page=772 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/778273318/jpgs/default/00000772.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 48 lines, status machine # Lines: 48 recognised, mean confidence 0.91 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. 970 De PFtendue de la Connoissance humaine. micux que nous pourons l’idée du Pére des Fsprits, cet Pere éternel e indépendant qui a Fait ces excellentes Creatures, qui nous a Faies arec tout ce qui existe; nOuS n’avOnS auCUnC ConnOISTaNCC deS aUErCS LIprIES, nON PaS même de leur existence, autrement que par le secours de la Rerelation. L’existence actuclle des Anges _ de leurs diferentes Especes, CA naturellement au delà de nos de- courertes; ex toutes ces Intelligences dont il y a app2- remment plus de direrles lorces que de Substances corpo- relles, sont des choles dont nos Facultez naturelles no nous apprennent absolument rien d’assuré. Chaque hom- me a lujet d’etre perluadé par les paroles et les actions des autres hommes qu’il y a en CuX une Ame; un Ptre venlant aussi bien que dans loy-même; et d’autre part la connoillance qu’on a de lon propre Llprit, ne permet Das 2 un homme qui fait quelque reflexion sur la cause de Ton existence d’ignorer qu’il y a un DPEV. Mais qu’il y ait des déorez d’Etres spirituels entre nons et Dieu, qui eAt- ce qui peut renir à le connoitre par les propres recher- ches et par la seule pénétration de COn EIprIE PACOrO moins pourons nous avoir des idées distinctes de leurs diferentes natures, conditions, états, puissances et di- verles constitutions, par ou ces ltres different les uns des autres e de nous. C’eApourquor nous commes dans une absolue ignorance tur ce qui concerne leurs différen- tes Fspeces et leurs diverles Proprietez. orce de vorre 5. 25. Apres aroir ru combien parmi ce grand nom- Teuctance, cest bre d’Ptres qui existent dans l’Vnirers il y en a peu qui nous Poient connus, faute d’idées; considerons, en second Frourer la con- lieu, une autre Tource d’lgnorance qui n’est pas moins prexion qui elt importante, c’elt que nous ne laurions trourer la conne- zion qui est entre les Idées que nous arons actuellement. Car par tout ou cetre connexion nous manque, nous Commes entiérement incapables d’une Connoissance uni- vertelle et certaine; et toutes nos reiiès se reduilent com- me dans le cas precedent à ce que nous pourons appren- dre par l’Oblerration et par l’Experience, dont il n’est Pd CHAP. Ai L L. II. RUIre jue nOuS NC POUrONS PaS enere les Idéc que nOUS AVOMS.