# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0971 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0971?run=74 # Title: Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons (shelfmarks Leibn. Marg. 39; ZEN Leibn. Marg. 39) # Folio 909, page id 778273318:0971 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=778273318&page=971 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/778273318/jpgs/default/00000971.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 41 lines, status machine # Lines: 41 recognised, mean confidence 0.93 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. De lEnthouscasme. L. XV. IV. iine Rerelation. Je puis apperceroir aussi que je n’en ai CH A P. Pas acquis la connoistance par une vore naturelle; d’ou XIX. Je puis conclurre qu’elle m’est revelée, sans appercevoir pourtant que c’elt une Revelation qui vient de Dieu; Parce qu’il y a des Esprits qui lans en avoir recu la com- mission de la part de Dicu, pcurent exciter ces idées en moy, et les presenter à mon P spric dans un tel ordre que j’en puisse apperceroir la connexion. De Porte que la connoistance d’une Provosition qui vient dans mon Lsprie ic ne lai commene, n’est pas une perception qu’elle vien- ne de Dieu. Moins encore une Forte pertuation que cet- te Proposition est veritable, est. elle une perception qu’el- le vient de Dicu, ou même qu’elle est réritable. Mais quoy qu’on donne à une telle pensée le nom de lumiére e de veué, je cror que eo n’est tout au plus que crovan- CC EE COntrance: e la Proposition qu’ils Tuppolent etre une Revelation, n’est pas une Proposition qu’ils connois- Tent veritable, mais qu’ils presument veritablo. Car lOrs- qu’on connoit qu’une Proposition est veritable, la Rere- lation est inutilo. FF il est difficile de conceroir com- ment un homme peut avoir une revelation de ce qu’il connoit déja. Si donc c’est une Proxosition de la verité de laquelle ils foient pertiradez, lans connoitre qu’elle Foit veritable, ce n’est pas voir, mais croire; quel que foit le nom qu’ils donnent à unc telle pertualion. C’ar ce Tont deux royes par oi la Vérité entre dans l’Elprit, tout-a. Fait distinctes, de Porte que l’unc n’est pas l’autre. Ce que je rois, je connois qu’il est tel que jc le vois, pac l’eridence de la chose même. Et ce que je croy, je l0 suppole veritable par le témoignage d’autrur. Mais jc dois connoitre que ce témoignage a été rendu: autre- ment, quel Fondement puisje avoir de croire:. Jc. dois voir que c’est Dicu qui me revele cela, ou bien je ne rois rien. La quection se reduit donc à lavoir comment je connois, que c’elt Dieu qui me revele cela, que cetto imprection est Faite sur mon Ame par son Saint Espric, et que je luis par conséquent oblisé de la luirre. Si je ne CyYyY 3 COR 909