# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0972 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0972?run=74 # Title: Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons (shelfmarks Leibn. Marg. 39; ZEN Leibn. Marg. 39) # Folio 910, page id 778273318:0972 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=778273318&page=972 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/778273318/jpgs/default/00000972.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 42 lines, status machine # Lines: 42 recognised, mean confidence 0.93 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. De lEnthoustasme. connois pas cela, mon altiirance est sans Fondement, quel- que grande qu’elle foit, et toute la lumière dont je pre- tens etre éclairé, n’est qu’Inthoulialme. Car foit que la Propolition qu’on suppole revelée soit en elle- même eridemment reritable, ou risiblement probable, ou in- certaine, a en jugee par les rores ordinaires de la Con- noissance, la verité qu’il faut établir folidement ec prou- ver éridemment, c’est que Dicu a rerelé cette Propoli- tion, et que ce que je prens pour Rerelation a eté mis certainement dans mon lIprie par luy.même, ec que ce n’est pas une illusion qui y ait été insinuée par quelque autre Fsprit, ou excitee par ma propre tantaitre. C’ar, sije ne metrompe, ces gens-la prennent une telle chole pour vraze, parce qu’ils prelument que Dieu l’a rerelée. Cela ctant, ne leur cA- il pas de la dernière importance d’examiner sur quel fondement ils prelument que c’est une Rerelation qui vient de Dieu: Sans cela, leur con trance ne lera que pure prelomption; et certe lumière dont ils sont si Fort éblouis, ne sera autre chole qu’un Feu follet qui les promenera lans celte autour de cecercle, C’est une Revelation parce que je le croy fortement, e je le croy parce que c’est une Revelation. LEmtonsa. S. FT. A l’égard de tout ce qui cM de revelation diri- me ne lauroit re, il n’est pas nécessaire de le prourer autrement qu’en Failant voir que c’elt veritablement une Inspiration qui riere de Dieu. vient de Dieu, car cet Ptre qui est tout bon es tout lasc ne peut ni tromper ni etre trompé. Mais comment pour- rons nous connoitre qu’une Proxolition que nous avons dans l’Esprit, est une verité que Dieu nous a inspirée. qu’il nous arcrelée, qu’il expote lur-même a nOS YCUZ, et que pour cet efetnous derons croired C’est ici que l’Fnthou- siasme manque d’aroir l’éridence à laquelle il pretend. C’ ax les personnes prevenués de certe imagination se gloritient d’une lumière qui les éclaire, a ce qu’ils disene, E qui leur communique la connoissance de telle ou telle verité. Mais S’ils connoissent que c’est une verité, ils doirent le con- noitre ou par la propre cridence, ou par les Preures na CHA C XId PrOUver qu’une Propolirion