# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0983 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/778273318:0983?run=74 # Title: Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons (shelfmarks Leibn. Marg. 39; ZEN Leibn. Marg. 39) # Folio 921, page id 778273318:0983 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=778273318&page=983 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/778273318/jpgs/default/00000983.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 41 lines, status machine # Lines: 41 recognised, mean confidence 0.94 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. DePErreur. T IV. IV. et quelgues uns craignans qu’une recherche exempte de CH A P. toute partialité ne tut point Farorable à ces opinions qui s’accommodent le mieux arec leurs Prejusez, leur ma- nière de virre ex leurs desseins, le concentent de receroir Tans examen ex lur la Foy d’autruy ce qu’ils trouvent qui leur convient le micux et qui est autorilé par la Modc. Ainsi, quancité de sens, même de ceux qui pourroient Faire autrement, passent leur vie sans s’informer des pro- babilitez qu’il leur importe de connoitre, tant s’en faut qu’ils en Fassent l’objet d’un assentiment fondé en railon; quoy que ces Probabilitoz Loient s Pres d’eux qu’ilsn’ont qu’à tourner les veux rers elles pour en etre Frappez. On connoit des pertonnes qui ne reulent pas lire une Lettre qu’on luppole porter de méchantes nouvelles; e bien des gens éritent d’arreter leurs comptes, ou de s’informer même de l’état de leur Bien, parce qu’ils ont sujet de craindre que leurs aftaires ne Poient en Fort mauraile po- Sure. Pour moy, je ne laurois dire comment des person- nes à qui de grandes richesses donnent le loisir de perte- etionner leur lntendement, peurent s’accommoder d’une molle e lache ignorance, mais il me semble que ceux-là ont une idéc bien basse de leur Ame, qui employenEtouS leurs revenus à des provisions pour le COrps, Tans Longer a en emplorer aucune partie à le procurer lesmorens d’ac- querir de la connoissance, qui prennent un grand loin de Paroitre toujours dans un équipase propre ex brillant, et Le croiroient malheureux arec des habits d’étotte gronié re ou avec un juste-au-corps rapicce, et qui pourtant Touttrent lans peine que leur Ame paroisse arec une Li rree conteusée, courerte deméchans haillons, telle qu’el le luy a été presentée par le Flazard ou par le Tailleur de Ton Pais, c’elt- a dire pour quitter la figure, imbue des opinions ordinaires que ceux qu’ils ont frequentez, leur ont inculquées. Jo n’insisterai point ici à faire voir com- Bien cerre conduire elt déraisonnable dans des pertonnes qui pensene d un Ptat- a- venir, et à l’interet qu’ils y ont, ce qu’un homme railonnable ne peut s’empectier de Faire Aaa a aa quel. XL. X.