# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/798248106:0086 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/798248106:0086?run=74 # Title: [Relation D'Un Voyage Fait Au Levant] Relation D'Vn Voyage Fait Av Levant (shelfmarks Leibn. Marg. 36,1; ZEN Leibn. Marg. 36,1) # Folio 62, page id 798248106:0086 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=798248106&page=86 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/798248106/jpgs/default/00000086.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 46 lines, status machine # Lines: 46 recognised, mean confidence 0.91 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. 6 V OY A CF nom de Dieu, ce qui leur tiene lieu de Benedicie, ils man- gene leur pilau avec des cuillieres de bois longues d’in pied, Faitans scrupule de manger dans de l’or ny dans de l’argent, e couretois le Girand Scigneur a des plats d’or, comme nous dirons cy.apres: quand ils n’onc point de cuillieres, ils s’en passent facilemene, prenant d’une main le pilau, eE le MeEFanS dans l’aurre pour le porter dansleur bouche: quand se viene a la viande, un de la compagnie la rompe en morceaux à bel- les mains, ne se seruant point de consteaur pour cela, puis cha- cun en prend à la tantaitie: pour le baus et le mouron, ils n’onc point de peine, car deuane que de le faire cuire, ils le coipenpar peciesmorceaux, Poierostr ou boiilly. Ils ne boi. uenc poist ordinairem ene pendane le repas, mais quand ils oncallez mansé, ils se levene, et ront boire de l’eau leur Caoul amelme le por, puisilsrendent graces à Dieu par rn Ilamdil. lati, c’est a dire, loiié soit Dieu. L0 repas eltane ainsi finy, ils se lavene les mains, car ilsne le les tanene point devant que Ce mecere a manger, mais seulement quandils en Corrent. Peur eoboire des boison ordinaire c’est de l’eau. IIY en a aussi Deaucoup qui boivene duvin, et quoy qu’il semble que le vin leur loir dé- I n’est pas Fendu par l’alcoran, les bons compagnons dilene que ce n’est qu’un aduis ec vn conseil, et non pas vn precepte, a touce- boire du vin. Foisils n’en boinent pas publiquemene, si ce ne loneles lanis- Paires ec aurres décerminez qui ne craignent pertonne; quand ils le merrent à en boire ils en boivere beaucoup, e s’il ne leur consterien, ils en boiront jusqu’à ce qu’ils s’endorment. pourveu qu’on leslaisse taire; dilans qu’il n’y a pas plus de mal d’en boire dix pinces qu’une calle; ilsn’y mectent iamais d’eau, _ le mocquene des Chrestiens qui yen metrene, ce qui leur semble tour a faieridicule. Ils one à l’enrour de Constantino- DlC ee par cour l’Archipet quanticé de bons vins. IISOntenCOr ru avere breuvage qu’ils appellene Boza, il estaic d’orge ou demillec, et a un soust approchane de celur de nostre bier- re, mais non hagreable, j’en ay routu rouster vnefois; ie le erouvar bien mauvais, il n’y a que les perites rens qui en boi- vene, aussi est. il à tres vil priz. Cerre boisson les enpure. Mais ils en ont rne aurre qui leur estFore ordinaire, ils l’appellene cahué, e en riene a toures lesheures du iour. Cerre boison se fair d’une craine donc nous parterons cy- apres. IIs la FOn défendu auX Tures de 7NYC5. Dit B0Z8. Ducahre.