# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/798248106:0160 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/798248106:0160?run=74 # Title: [Relation D'Un Voyage Fait Au Levant] Relation D'Vn Voyage Fait Av Levant (shelfmarks Leibn. Marg. 36,1; ZEN Leibn. Marg. 36,1) # Folio 136, page id 798248106:0160 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=798248106&page=160 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/798248106/jpgs/default/00000160.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 42 lines, status machine # Lines: 42 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. V OY A C F armées de Chrestience seruene Fore reilement. Pour ce qui est de lesmener à la campagne, e lestaire subsilter, cela leur est Foretacile, car ils onc peu de bagage, e ne craignenepoint la Farigue. Ils rivene de Forr peu dechole; pourueu qu’ils arent du ris, un peu de pain, de l’eau, du cahue e du robac, ilS Fone aussi grande chere que quand ils Cone chez Cux, de quand quelqu’rne de ces choles leur manque, ils prennent patience, et ne font pas comme, les Chreltiens qui Pone perdus des que le rin ne les luit plus; aussi leurs arméesne pe- rissene elles iamais de Faim, outre qu’on leur appOrtC tOuLe Corre de riures de tousles coltez, car commeils payene Fore exactement ce qu’ils prennene, et ne fone aucun delor- dre, ny ne volent par la Campasne, on apporte tout au camp comme d rn marché ordinaire; melme quand les lures ont querre contre les Perlans, les Marchands passene seure menc den pais et d’vnc armée en l’autre, pour rratiquer, lans craince d’eltre dévalilez. Sulcan Muracmena a Bagdad, rue arinée de six ou sepecens mil hommes, d’aurres dilene neut cens mil cave Caualiers que Fancassins, il Fallue passer par des deleres, e cependane son armée subsicta fort bien par Con bon ordre: il ne couste pas plus au CTrand Scigneur d’encrerenir son armée en temps de guerre qu’en cemps de paix, car il ne nourrit que ses Soldars, e les Bachats e autres nourrissene ceux qu’ils ont amenez; mais ce n’est Pas la quancité Ccule qui leur Faie sagner rane de bacailles, et prendre des villes, c’est aussi la valour et la Force de ćes Soldats, qui ne se laissans poine abatrre à la Farigue, Controuliours prests de combarre contre l’ennemy pour trais qu’il loic; ee quandilssone à la bacaille combarene comme des Crons, le Failane plustose hacher en pieces, que de re. culer, a moins que leurs ennemisne Poiene beaucoup plus qu’eux: mais ce qui les rend principalemene s courageux, c’est la grande For qu’ils ont au deltin, car ils crovent fer- memene que s’ils ont à mourir aujourdhur, ils mourrone aulti bieu dans leur chambre qu’à l’armée; et que li leur iour n’est pas arriué, cene mil homes ne leur sçauroiene Oster la vie, a cause qu’il est dic dans l’Alcoran, que l’hom- mene peut mourir auant Con heure; ee personne ne la peue recarder: encore moins prolonser ny accoureir la rie, Subsistance des vrompes.