# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/798248106:0314 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/798248106:0314?run=74 # Title: [Relation D'Un Voyage Fait Au Levant] Relation D'Vn Voyage Fait Av Levant (shelfmarks Leibn. Marg. 36,1; ZEN Leibn. Marg. 36,1) # Folio 290, page id 798248106:0314 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=798248106&page=314 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/798248106/jpgs/default/00000314.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 39 lines, status machine # Lines: 39 recognised, mean confidence 0.94 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. 290 V OY A GF champ, à cause de la grande Foule qui l’estoutte. On n’enere dans ce lieu lacré que quarre fois l’an, eneraueres au Rama- dan, pour la laver d’eau role; li quelque personne de qua- lice y veuc enerer, on l’y tair enerer moyennane une centai- ne de lequins. On encoure cerre maison des estottes que le Grand Scigneur e autres Princes de la Lor Musulmanne, y enuorent de prelent, et on l’en couvre cour à tait par de- hors, X on en olte les vieilles, qui sont pourle Orand sei- sneur, lors que le pecie Bairam ou Pasques d’immolarion arriue le Vendredy, et il en donne aux Molquées neuves desmorceaux, qui leur servent de Dedicace; mais les an- nées que ce perie Bairam n’arriue poine le Vendredy, le Sulcan Scherit, qui commande là, en olte l’or, e en coupe estosses de la l’estoffe en peries morceaux, qu’il vend pour Reliques au prix de plusieurs sequins. Cc Sultan Scherit commande à la Meque, et est assez puissane, e riche, tirane l’argent des pelerins par milinuentions, toutes pretextées de deuotion. Ses predecesseurs Failoient autretois payer de grolles lom- mes d’argentaux pelerins, mais vuecercaine année la Fem- me d’on Sultan d’Forpre cstant alléc à la Meque, le Sultan luy sic payer vne srolse omme, dilant qu’il ne connoissoie autre Roy queluy; certe Damcectant de recour, ne voulue enerer dans la ville du Caire, mandane à son mary qu’il n’e- Aoirpoine Roy s’il ne la vangeoir. Ausi-Fost le Sultan d’Foy- Pourguoyles PEe Parrie auec une puistance armée, aetaqua, détic, et vain- Scherifs dela Quie le Sulcan de la Meque, e l’obligca luy e tous les Sche- Neque vonr FiEs de la Meque les parens, de n’aller iamais à cheual, que nudpied, ce qu’ils obseruent encor auiour d’hur. Pors que les pelerins arrivene à la Meque, il s’y ciene grande foire, ou on apporce toure forre de marchandises des Indes, qui se ven- dent dans des grorces creulées de la montagne. Reliques des Meque. Sultan Sche- ris a Cheval nuds pieds.