# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/804372837:0138 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/804372837:0138?run=74 # Title: La Souveraine Perfection De Dieu Dans ses Divins Attributs Et La Parfaite Integrité De l'Ecriture, prise au sens des Anciens Reformez (shelfmark Leibn. Marg. 59:1-2) # Folio 86, page id 804372837:0138 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=804372837&page=138 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/804372837/jpgs/default/00000138.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 32 lines, status machine # Lines: 32 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. 84 La Souveraine à donner que ceux qu’il aime, ayent sousfert de lonsues miseres par la privation de ce qu’il pouvoit leur communiquer d’avord tres faci- lement, es sans se faire aucune incommodité. Si la limitation de ses forces ne lui permet pas de faire du bien, sans faire sentir de la don- leur, ou quelqu’autre incommodiré, il passe par la, mais ce n’est qu’à recret, il n’em- plore jamais cetre maniere de se rendre utile, lors qu’il peut l’estre, sans mêler aucune sor- 1e de mal avec ses faveurs. Si le prosit qu’on pourroit tirer des maux qu’il feroit souf- frir, pouvoit naistre aussi aisément d’un bien tont pur, que de ces maux là, il prendroit l’a voye droire du hien tont pur, es non pas la vore oblique qui conduiroit du mal au bien. S’il comble derichesses es d’honneur, ce n’est pas afin que ceux qui en ont joiri, venant à les perdre, sorent assicez d’autant plus sensi blement, qu’ils s’estoient accontumez au plai- sir, ee que par la ils deviennent plus mal heureux que les personnes qui ont est é ronjours privées de ces avantaces. Un Estre malin combleroit bien à ce prix là les cens pour qui il auroit le plus de haine. Ouy, mais le plus orand Monarque du monde, quelque malin qu’il fue, daigneroit il bien faire assez d’actention aux puces et aux souris de son raste tmpire, pour exercer la na