# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/87511928X:0014 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/87511928X:0014?run=74 # Title: Factum, Pour Magdelaine Tisserelle, veufve de deffunt Jacques le Brun: Et François Maret, Tuteur des cinq Enfans mineurs dudit le Brun, & de ladite Tisserelle, demandeurs. Contre Monsieur de Savonnieres Conseiller en la Cour; Georges de Savonnieres, Chevalier, Seigneur de Ligniere, Tresorier de France a Paris. Michel de Savonnieres, Chevalier, Major du Regiment de Piedmont, deffendeurs (shelfmarks Leibn. Marg. 173, Stück 3; Leibn. Marg. 173) # Folio 12, page id 87511928X:0014 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=87511928X&page=14 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/87511928X/jpgs/default/00000014.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 46 lines, status machine # Lines: 46 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. ler à la Messe, luy répondant descendit du orenier, rouxa la porce de la chambre ou verte, les filles apparemment venant de faire la chambre, parce qu’il y avoit encore de la poussiere; luy repondant se cacha sons le lit, es comme il ny pouvoit entrer avec son iust’au-corps, il monta dans ledit crenier, ou il osta son iust’au-corps es sa cami- solle, et demeura avec sa chemise, ex en suice descendit dans ladice chambre, ou il ne trouva encore personne, se cacha sons le lit, e son chapeau l’incommodant, il le mit sous le lit es s’y cacha; ex l’apres disner ladire Dame Mazel estant forrie de sa chambre, luy répondant sorrit de dessons le lic, et prit une serviette derriere le miroir dont il se fit un bonnet; que dans ce temps il nouca les cordons de la sonnetce a la tringle de fer du lic, qu’il les noia à deux nceuds, qu’il se chauffa auprés du feu. e y resta in sques au soir qu’il entendit entrer le carrosse, auquel moment il se cacha sous le lic, (o y demeura iusques à environ minuit, une heure aprés que ladite Da- me Mazet se fuc couchée; apré̀s lequel temps luy répondant sorrit de dessons le lit, () ayant trouvé la Dame Mazel éveillée; luy répondant luy demanda de l’arcent, ex à l’instant ladire Dame se mit à crier; luy repondant luy dit. Madame si vous eriez je vous rué; ex ayant voulu tirer sa sonnetre elle se ierra sur son lu le vilare sans dessus dessons, ex luy répondant tenant son coucean entre ses mains, il luy en donna plusieurs coups iusques à ce qu’elle fur morce, que laaire Dame se deffendut un peu, ex qu’elle n’avoit point de force; apres quoy luy repondunt alluma la chandelle, pric la clef de l’armoire, qui estoit sur une charse à costé du lit de ladice Dame, dans l’armoire il y prit les clefs du coffre fore, eo l’ourrit sans aucune peine tout d’un coup, il prit dedans tout ce qu’il y avoit d’or qui estoit dans un bourse couleur de cerise, qu’il y avoit bien cinq ou (ix mil liores en or, qu’il mit dans un perit sac qu’il prie dans ledit coffre, es oi il y avoit déja quelque peu d’or. Que ledit sac estoit un sac de toiles as el ferma le cffro, vouis les elefs dans l’armoire, et) celles de l’armoi- re sur la chaise aupres du lit ou il les avoir pris, ex ou il lçavoit que ladite Dame Mazel avoit conume de les mertre. A dit que si ladice Dame n’avoit pointerié, il ne lauroit point vée: t) qu’apres l’avoir uée allumé sa chandelle, il jetta son cou- teau dans le feu, qui est le mesme coureau qui luy a esté representé, ayant dessus la lame un tourne vrce; Qn’il avoit une cravatte à son col, ne sçait ce qu’elle devint, laissa (on bonnet de la serriere qu’il avoit pris derriere le miroir, sorrit en suice de la chambre apres avoir pris lon chapeau qui estoit sous le lic, co sortant de la chambre il prit la clef de la porre d’ucelle qui estoit sur un frece prés la porre de la chambre à ce qu’il croit; que laarce clef estoit route neuve, ex s’en seroit pour fermer la porte de ladice chambre, de peur qu’entirant ladite porre sans elef elle ne fif trop de bruit; que la porte de l’ansi chambre estant fermée il l’ouvrit. e la laissa ouverre, en sui- te monca en haut dans ledit grenier ou il avoit esté cacher son just au corps, osta (a chemise, remit sa cam sille ex son just au corps sur luy sans chemise, aprés avoir lavé ses mains avec son urine dans le du grenier; qu’il faisoit pour lors clair de lune, qu’il laissa ladice chemise sous de la paille, ne se souvient s’il y laissa sa cravarte on le col, que s’il s’en s’uvenoir il le diroit; qu’il descendit en suite, et pouvoit bien estre une heure apres minuit, alla à la porre de la rué, tasta si les verouils estoient fermez, e les ayant trouvé ouveres, onu vrit le perit pesne, es sortit dans la rué, e laissa la porte ouverce; qu’il avoit l’échelle de corde qui a esté trouvée avec ledit crochet de fer dans la poche de son just au corps. l’a mit au pied de l’escallier prés la euisine