# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/87511928X:0035 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/87511928X:0035?run=74 # Title: Factum, Pour Magdelaine Tisserelle, veufve de deffunt Jacques le Brun: Et François Maret, Tuteur des cinq Enfans mineurs dudit le Brun, & de ladite Tisserelle, demandeurs. Contre Monsieur de Savonnieres Conseiller en la Cour; Georges de Savonnieres, Chevalier, Seigneur de Ligniere, Tresorier de France a Paris. Michel de Savonnieres, Chevalier, Major du Regiment de Piedmont, deffendeurs (shelfmarks Leibn. Marg. 173, Stück 3; Leibn. Marg. 173) # Folio 33, page id 87511928X:0035 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=87511928X&page=35 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/87511928X/jpgs/default/00000035.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 45 lines, status machine # Lines: 45 recognised, mean confidence 0.94 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Tuogeré par une Fausse compastion pour la Famille de le Brun, comme sI l’in- cegriré d la capaciré des Docteurs qui Pont chargez du penible emplor d’assi- Cer les Criminels dans les derniers momens de leur vie, ne leroic pas ce loup- con de luggeltion qui ne pourroit cstre que l’ettet de l’ignorance ou de la corruption. Les Loix de la vericé e de là Jultice Pont inriolables pour un coupable qui tinit la ric par le lupplice, comme pour le relte deshrommes, il nC luy est pas permis de jultitier le paurre pour condamner le riche, ny d’uler de compassion aux dépens de la Jultice. Cc Peroir meline bleser l’incerest pu- blic qui doit coujours estrepreteré d celur des parriculiers, que de permetre des declarations qui pourroiene procurer l’impunité, ee diminuer le respect qui est di à l’auchoriré des Magistrats, e à l’équiré de leurs fusemens. Ainsi quand Berry a Fait des Declarations qui paroissent contraires à l’inte- rest de Monsieur de Saronnieres, d aux condamnations qui lonc intervenués concre le Brun, c’est qu’il n’a pui dissimuler la verire Pans s’expoler à le per- drc, et qu’il, a esté obligé pour rendre sustice de Faire connoistre l’innocence d’un homme qui avoic este Faussement acculé. Mais on n’à pas beloin de toures ces refexions pour Faire voir la veriré du Teltament de mort de Berry, il ne Faut qu’examiner l’ordre e la luitre des Faies qui y Pont expliquez, d les comparer avec le reste du PrOCCZ. L’On ne repetera poine ce que l’on a déja oblerre du conreau, du bonnet, d de la cra- varte du neurerier qui aroiene justitié le Brun des le premier jour; l’on n’a- jourera rien sur l’exactirude avec laquelle Berry rapporre la dilpolirion des lieux, tout ce qui s’est passe cher la Dame Mazel le Dimanche apreo disné es cc der- nier Couper avecl AbDC Poulaid. One l’on Fasse sculement acrention à cer endroir ou il declare que si la Da- me Mazel n’avoit pas erié, il ne l’auroit pas ruéc. Peur. On douter de la lincerité de cerre declararion lorsque l’on considere que la Dame Mazel a etté tuécavec un conreau cel que celuy qui tuc eroure dans les cendres, (i cor a lTa CTinat avoIt cséconcerre entre le Brun e Berry, n’auroienc. ils pas pris des armes plus lcures e plus prompres pour executer leur crime. II estmeline à prelumer que la Da- me Mazel a esé la caule de la perre en se voulant procurer du secours, &t que Berry qui ne s’eltoir caché dans la chambre que pour la voler, Fut en quel- que maniere Forcé de la tuer à cause de la relistance, d par le retus qu’olle HE de lur donner de l’argent. L’on ne peur regarder l’échelle de corde qui a etté rrouréc au pied de l’el- callier que comme une precaurion que Berry avoit prise pour Corrir par les Fenestres au cas que la porte de la ruè tur Fermée, ce n’eltoir poine une Fcinte de domestiques pour rejetter lur des estrangers le Coupcon de cecrime, puis- que coures les Fenestres de les portes estoient bien fermées, d qu’il n’estoit pas reay-Cemblable que le meurrrier Fur eneré ny qu’il Fuc Porey par le moven de cetre échelle de corde. Fnfin la veriré le Fait Pentir dans toutes les circon- Stances de ce Testament de more de les Coupcons que l’interrogatoire de la Ouection pouroir avoir fair naistre ne peurene le Coutenir après une retracta- tion Si Colemnelle de Si Bien prouvéc. La Sccle peure que Monsieur de Saronnieres pretendavoir découverre