# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/87511928X:0049 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/87511928X:0049?run=74 # Title: Factum, Pour Magdelaine Tisserelle, veufve de deffunt Jacques le Brun: Et François Maret, Tuteur des cinq Enfans mineurs dudit le Brun, & de ladite Tisserelle, demandeurs. Contre Monsieur de Savonnieres Conseiller en la Cour; Georges de Savonnieres, Chevalier, Seigneur de Ligniere, Tresorier de France a Paris. Michel de Savonnieres, Chevalier, Major du Regiment de Piedmont, deffendeurs (shelfmarks Leibn. Marg. 173, Stück 3; Leibn. Marg. 173) # Folio 47, page id 87511928X:0049 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=87511928X&page=49 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/87511928X/jpgs/default/00000049.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 27 lines, status machine # Lines: 27 recognised, mean confidence 0.92 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. 47 Les supposicions, ostassene à un innocent la liberré de s’en plaindic: La Famille de le Brun est donc en droir de reclamer l’authoriré de la justi- ce, contre la riolence de la persecution à laquelle elle est expolée depuis ( lons-temps. Flle lupplic la Cour de considerer que la mort de Berry de l’aveu de lon crime, est la preure la plus Forre qu’on puisse loutrairer de l’innocence de le Brun, mais qu’elle ne remplit pas toure la Parisfaction qui luy cst deve; qu’il Faue effacer le reproche d’une acculation si horrible, e des condamna- cions qui Cont interrenués contre lur; qu’un acculé Touttre coujours quel- que diminution dans la reputarion, si on ne luy donne pas une reparacion proportionnée à l’injure ee à la perte qu’il a Coufferr. Les malheurs donc la reure e les entans de le Brun ont esté accablez depuis trois ans, sont des lui. ces Funestes de la calomnie de Monsieur de Saronnieres. Il a protiré des de- poiiilles de Berry, quoy qu’il n’aic cî aucune pare à la conriction; d bien Loin d’oftrir à cerre Famille aAligée les Commes qu’il avoit recourere sur ce cri- minel, pour la consoler dans la dilorace e reparer les torrs qu’il luy a Faits, il redouble les efores e les poursuires pour luy enlever un legs modique de 6000. livres, Con ararice le courre toujours du pretexre specieux d’une ven- oeance lesicime e necelsaire; d non content de dépouiller cerre Famille du Bien qui luy est acquis, il veuc la rendre odicule d la faire paroistre coupable. Les demandereses esperent que la Cour Pera rouchée de leur intorrune, elles olene melne luy demander cerre prorection qu’elle ne retule jamais aux per- Tonnes malheureutes s innocentes, e elles arcendent avec contiance un Arrest qui leur rende le repos, le bien, l’honneur de la liberté qu’on lour a ravy arce Fane de violence d dijuItIce. Monsieur LL. NAIV, Kapporent. GAUTTER.