# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-3618391:0060 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-3618391:0060?run=74 # Title: LBr. F 16 · Sophie # Folio 30v, page id DE-611-HS-3618391:0060 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 31r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=DE-611-HS-3618391&page=60 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/DE-611-HS-3618391/jpgs/default/00000060.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 72 lines, status machine # Lines: 72 recognised, mean confidence 0.89 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. exenteles un exedent les dim es unités quoyque elles sonnate nobles; et dans un corps oganm il nyq et entre les ames excellent les espres, tels que sont e ames raisonnable s. AInsi ne sont pas toutes galemen Uenitu dominante et principate qui est son ame C’est le moy en nous, qui est encor bien au dessus de la plus part des autres ames, e qu’il raisonne par le moyen des verités univers elles necessaires surles sens ny varce qu’il est un esfioe. ti et et eternelles, qune son st point fondées sur l’induction des exemples, mais sur non et expetiences me peuvent bien nous faire c presumer, qu’il en ira tousjours ainsi C n la lumiere interna abpris quelau verite par expesr as dans les exemples que nous n’avons pas encor experimentés; mais elle on ne sera jamais asseuré de la necesité de la chose sans appeller à son secour les raisonnemens demonstratiss fondés sur la lumiere inde ondante interne, independante des sens. c’est ce que peu de personnes remarquent, même parmy les philosophes parce qu’on est rarement Philosophe et Mathematicien en même temps, et les demonstrations ne se voyent presque que dans les Mathematiques. (il est bon d’apporter un exemple. Mettons par ordre lesnombres d1 et puis leur quarrer et les differences 1 2 C 47 quiil 16 25 36 49 64 9 11 13 15. 1 8 100 9 de ces quarres on trouue que les differences des quarrés des nombres mis par ordre, sont: les nombres impairs encor par ordre; et apres avoir essayé une longue, a suite des nombres, et trouvé que cela reussit, on presume avec raison que cela ira tousjours ainsic; mais on n’en voit point pour cela ny à l’inftini la necessité, ny la cause, qui depend de certaines raisons demonstratibes, prisdle source à priori. Les ames capables de ces raisonnemens sont appellées des N.glio ae Esprits, et on peut dire d’elles avec justice, qu’elles sont faites à l’image de Dieu, et qu’il y a une societé entre Dieu et elles; de sorte que Dieu est à leur egard, non seulement ce qu’un Archilecte est à son bastiment, mais encor ce qu’un Prince est à ses sujets. Quant à l’objection qu’on a faite contre l’immaterialite de l’ame, et de la pensée, quoyqu’elle se puisse déja resoudre par ce que nous venons de dire, il sera pourtant utile, qu’on l’éclaireisse encor d’avantage il est vray que le materiel qui nous vient par les sens entre dans nos organes interieurs, tels que sont le cerveau, et les esprits ou fluides subtils qui y sont enfermes, mais is ne sçauroit entrer dans une veritable Inité qui n’a point le materie de trous ny portes, autrement ce ne seroit point une unité, mais un compose de multitudes. Donc ce qui est dans l’unité n’est point le materiel, mais ’espece ou representation du materiel, a quilrepresente ce qui est étendu, sans avoir elle même de l’étendue. On demandera comment cela est possible: Mais outre qu’il faut bien que cela soit ainsi, quand nous n’y entendrionessen on peut encor l’éclaircir par un exemple pris des Mathematiques, mais particu- lierement de la Geometrie, en se servant de la comparaiso des Angles ou inclinations de deux Lignes entre elles n vete