# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-866420:0093 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-866420:0093?run=79 # Title: LBr. 768 · Remond # Folio 46r, page id DE-611-HS-866420:0093 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 50v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=DE-611-HS-866420&page=93 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/DE-611-HS-866420/jpgs/default/00000093.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 79, 2026-09-07T03:33:42Z — 41 lines, status machine # Lines: 41 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. n’apes asses satisfait à l’argument pris de la creation continuelle qui semble oter toute l’Action aux Creatures. J’ay dond repondu à cet argument dansla Theodicee que dans la creation continuée Dieu pproduit seulement les persutions des chores, mais que l’imperfection ou limitation nouvelle, annexce est une suite ou production de l’etat precedent, limité de la creature, et qu’ainsi il y a veritablement ce que les Teologiens appellent un concours. 6 er Mallebranche s’estoit servi de cet argument: que l’etendue n’élant maniere d’etre de la pas une matiere, doit estre sa substance. L’Auteur de la Refutation distingue (70m. 1. p. 9)1.) entre les manieres d’etre purement negati ves Ales manieres d’ette positives; et il pretend que l’etendue est une des manieres d’etre de la seconde sorte; les quelles il eroit pouvoir etre conciies par elles mêmes. Mlais il n’y a point dematires d’estre poritives, elles consistent toutes dans la variete des limitations; et toutes ne peuvent etre concues que par l’etre dont elles sont les manieres et les façons. et quant à l’étendue on peut dire qu’elle n’est pas une maniere detre de la maliere et cependant qu’elle n’est pas une substance non plus. Qu’est elle donc? dirés Vous, Monsieur. Je réponds qu’elle est un attribut dest substances, et il y a bien de la diference entre les attributs et les manieres d’étre. (6) Il me semble aussi que l’auteur de la Refutation, ne combat pas bien le sentimens des Cartesiens sur l’infini, qu’ils considerent avec raison comme anterieur au tini et dont ne fini n’est qu’une limitation. Il dit (p. 303. du 1. Tomes que si l’esprit avoit une veue claire et directe de l’infini, le Pere de Mallebramhe nons faire penser n’auroit pas eu besoin de tant de raironnemens pour le nepoer. Mais par le on rejetteroit la connoissance tres simple que nous avons de la dexinde même ajgument on piouvent que nous n’a vour point une veue claire et diecte et tres naturelte que nous avons de la divinité. de Dieu, Ces sortes d’objections ne valent nen car on a besoin de travait et d’application, pour donner aux hommes l’attention necessaire aux notions plus simples on n’en vient queres à bout qu’en les rappellant de leur dissipation a eux mêmes. C’est aussi pour cela que les Theologiens, qui ont fait des ouvrages sui l’eternité, ont eu besoin de beaucoup de discouts, de compataisons, et d’exemples, pour la bien faire connoistre; quoyqu’il n’y ait rien de plus simple que la Nation de l’éternité. Mais c’est que tout depend de l’attention en de telles matieres. L’Auteur adjoute (Jom. 1. p. 1307.) que dans la pretendue connoissance de l’infini, l’esprit voit seulement, que les longueurs seuvent etre mises bout-a-bout pouvoit. c. et repetées tant qu’on voudra. Fort bien, mais cet auteur dvoit considerei, que c’est deja connoistre l’infini, que de connoistre que cette repetition se peut tousjours faire.