# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-866562:0046 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-866562:0046?run=74 # Title: LBr. 797 · Saint-Pierre # Folio 7v, page id DE-611-HS-866562:0046 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 8r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=DE-611-HS-866562&page=46 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/DE-611-HS-866562/jpgs/default/00000046.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 42 lines, status machine # Lines: 42 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. si Zelé pour la gloire, pour les interests, et pour la tranguilité du Roy d’Angleterre votre souverain et pour la duree de sa maison sur le trone; Il a voulu pariei, disje, que si ce grand prince vous demandoit publiquement votre avis sur un pareil traité, et de le dire à la face de toute l’europe, que vous ne repondriez nen, ou du moins que vous ne repondriez point, qu’à tout pever, il vous paroit qu’il luy seroit beauc oup plus avantageuz, de le signet que de ne le pas signel. nous sommes demeures d’aucord que je vous deman- derois ce que vous feriez dans le cas propose. Jos excellens ouvrages nous ont servis à vous comparer aux plus grands genies de notre siecle; et il me semble qu’au jugement du public vous les passez tout nous avons ainsi trouve le moyen de mesurer la grandeur, la force et la justesse de votte esprit; mais jusqu’icy personne n’avoit tenté de mesuret encore la grandeur et la noblesse de votr ame, ny l’étendie de votte Zele pour votre pattie, pour volre Souverain, et pour le bonheur du genre humain; pardonnez moy donc, Monvieur, je vous en conjure la liberté que je ptens de me servir de celte rencontre, ou si vous voulez de cel innocent artifice pour vous forcet à vous faire connoitre tout entier à toutes les nations de l’europe, qui dans un troisieme Tome que je prepare verroient avec plaisir avec plaisir ma question et votte reponce. Je ne fais nul doutte que Bolon, que Soctaté, que Platon, qu’Atchimede a votre votre age, et precisement à votre place, apres un examen serieux, auroient, s’ils vivoient, assez de courage pour rendre aujourdhuy temoignage public à la verité; et sur tout à une verité de la derniere importance pour le bonheur du Roy, leus maitte, et de toute l’europe; et partic ulierement dans une occasion, ou leur simple temoignage seroit cupable de la luy persuader, ou du moins de la faire examines serieusement par tous ceux qui sous ses ordres ont part aux affaires publiques. nous savons, Monsieur, que vous etes dans notre siecle, pour les lumiens; ce que ces grands hommes étoient dans les leurs, et que vous seul, vous nous tenez lieu d’eux sous; vous ne deves pas ce me semble vous offencet de ce que nous voudrions étre seurs que vous les egallez encore du coté des precieuses qualiters, qui font l’homme de bien et le bon citogen. Je ne vous fais point d’exeuses, Monsieur, si je viens vous distraire de vos autres occupations litteraires; car quel est votre but dans ces occupations, si ce n’est d’etre le plus utile que vous pourrez à vos lecteurs selon vos diserens talens. Or je vous en fais juge vous même, et vous etes iey juge tres competent; avez vous presentement à Examines, à Cdlaireir des vetitest, qui soient plus importantes à toute la chretiente, que celles que j’ay taché de demontret dans mon ouvrage, et d’un autre côté ya tile quelqu’un en europe qui par les tatens que Dieu luy à confiez soit plus oblige que Vous à m’aidet à les persuadet a tout le monde; y a til une Occusation qui soit plus digne de Vous, et qui vous doive faire tant