# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-866562:0053 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-866562:0053?run=74 # Title: LBr. 797 · Saint-Pierre # Folio 11r, page id DE-611-HS-866562:0053 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 12v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=DE-611-HS-866562&page=53 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/DE-611-HS-866562/jpgs/default/00000053.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 40 lines, status machine # Lines: 40 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Reponse Ne ce seroit pas vous même, Monsieur, qui par un excés de prudence l’il est permis de parlei ainsi; auries douté un peu de ma sincerité, en formant l’objection sous la personne d’un savant anongme ? elle consiste est cecy; l’ay cnrium lerenton dus doute qu’il soit aisé de porter un Ministre acc redite à pproporet, votre Projet a un grand Roy, el on en infere, que je doute de la solidité du projet. Celle conse quence n’est point valable. Il n’y a rien de si solue que la verité de la religion Chretienne: mais prenons un jeune houverain allaché a une amourelle contraire aux regles de la religion: un Ministre ae credité oseroit il conseilles au prince de la quiller, si non peul etre, lors que ce Ministre se trouveroit à l’article de la mort? On repliquera que la religion du Prince et ses amonrelles ne regardent point ses ministres, mais otre que sa sante, sa reputation et ses affaites en peuvent soufrir; on peut dire que ce qui diminue l’independance de la Couronné, n’est pas non plus l’objet des ministres, on pourroit trouver preteste de leur en faire un cnme. L’Ambition n’est pas moins efficace que l’amour elle fait qu’on va à l’indesendance, et qu’on s’yveut maintenit. Un Prince diroit au Ministre, vous sortés de votre sphere: je ne vous ay point pris à mon service pour me lier les mains. de croyant au dessus des craintes, et le danger de sa posterité luy paroissent fort eloigné; il ne voudra point diminuer son pouvoir et celuy de ses sucr esseurs, pour mieux affermir leur regne. L’Ambi tion est brenaise de trouvei matiere de la gloire dans les hazards. IL faudroit que le Grand Prince eut l’ame extremement epurée des mondanites, pour pancher a la restrietion de son pouvoit, et à une renontiation formelle au droit de pais et de guerre, fleuron de sa couronne dans l’opinion commune, dans la veue de rendre ses peuples et ses successeurs plus heureux. Louis le debonnaire fur de cette humeur, lorsqu’il se sousmit publiquement et volontairement à la censure en l’an 8ZZ. On objecté aussi qu’un Mlinistre bien intentionné auroit tort de differei la proposition d’un projet important jusqu’au temps qu’il ne pourtoit pas, en demonstrer l’utilité. Mais je ne parte point du droit ou du tort, mais du fait seulement, c’est à dire de ce qu’on peut se promettre des Ministres. se rponds aussi que peu de paroles d’un mourant peuvent etre plus efficaces que des harangues d’un autre. et le projet se trouvant par ectit eclairci et muni contre ler difficultes; il sufiroit à ce Ministre de joindre un tel ecrit à ses paroles: Ce ne sont pas aussi les seules afaires spirituelles, qu’on differe à l’article de la mort; souvent on n’ose point combattre les passions de ceux dont on veut conserver la faveur, que lorsqu’on e toit de n’en avoit plus besoin. Je ne veux point mes cependant absolument, qu’il soit possible de