# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-867767:0230 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-867767:0230?run=74 # Title: LBr. 947 · Urbich # Folio 115v, page id DE-611-HS-867767:0230 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=DE-611-HS-867767&page=230 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/DE-611-HS-867767/jpgs/default/00000230.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 37 lines, status machine # Lines: 37 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Consieur de Bernsdort repondit à cela le plus civilement du monde, et me dit qu’il ne pouvoit point entres dans aucune nouvelle negotiation en absence de Monseigneur Thlecteur mais qu’il etoit cependant tres persvade que S. A. E. sergit toujjours bien aise d’etre en bonne intelligence avec un aussi grand Monarque que le Car, et que pour luy, il y contribuerit volontiers: ne doutant point que sa Mte Charienne n’enfe als intentions dignes d’Elle, et pleines de generosité Quant à la plainte de M. d’urbich, comme si nos Ministres avoient negotié contre le Char; il me pouvoit asseurer que S. A. E. n’avoit pris aucune part à ce qui regarde les affaires dela suede hors de l’Empire. mais qu’Elle avoit jugé absolument necessaire detravailler detout son pouvoir a faire que le Roy de Suede avec son armée ne penetrat pas plus avant dans l’Empire, ou ne fit pas un plus long sejour: et qu’elle avoit ordonné à ses Ministres de faciliter ce qui pouvoit mener à se but, et d’ecarter tout ce qui le pouvoit empecher. que Dieu avoit beni en cela les soins de S. A. E. et qu’il étoit asseuré que le Carmeme et ses linistres ne pourroient point blamer cette intention J’ay mande ces choses à M. d’Urbich, mais je n’en ay pas encor eu reponse. Cependant Mgr Ilecteur etant sur le peint daller au Ghoeur pourquelques semaines, et M. de Bernsdorf étant absent, j’ay crû que je ne devois point tarder d’informer S. A. E. de ce qui s’est passé. d’autant plus que M. durbich m’avoit marque dans une de ses lettres que le temps pressoit, et que si lelhar trouvoit dela repugnance rcy il seroit obligé de tourner ses veues ailleurs: et il me sembleu’il vouloit insinuer, que si ce prince ne pouvoit prencre aucune confiance en cette jour, il s’attatheroit d’avantage à celle de Berlin Je juge par toutes les circomstances que l’intention du Carest de prendre quande part à l’avenir aux affaires generales de l’hurope de s’emparer de l’autorité que la suede y avoit, et même d’aller bien au delà. Et comme ce Monarque est tres puissant, que l’Empereurle menage- à cause dela Hongrie, et les puissances maritimes à cause du commerce; il semble qu’il est important d’avoir quelque credit aupres de luy; pourveu Plarmoire que la chose se puissefaine sans blesser ce quedl attiance ou l’on a eté avec la suede peut encor exiger, à quoy il semble que le Carne s’opposera point puisque’alliance meme ne subsiste plus.