# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-867801:0012 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-867801:0012?run=79 # Title: LBr. 954 · Verjus # Folio 6v, page id DE-611-HS-867801:0012 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 7r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=DE-611-HS-867801&page=12 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/DE-611-HS-867801/jpgs/default/00000012.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 79, 2026-09-07T03:33:42Z — 45 lines, status machine # Lines: 45 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. ces pour estendre la foy de Jesus Cirist dans toutes quastes coutrees. Mais la mauvaise foy de cette nation ne s’est point encore dementie à nostre egard, et ils en ont eu non seulement jusqua rendre inutiles toutes les depenses que jay faites deux fois sur leur parole, pour envoyer des ouvriers Evangeliques par leur pays, mais encore jusqu’à retenir toutes les cetres que ce pere aqui ils reconnoissent avoir dextremre obligations leur avoit confiées. C’est par vous, que s’apprends, Monsieur quils ont poussé cette insidelité encore plus loin, en ouvrant ces mesmes letres, en donnant des copies, les rendant publiques, et violant en fant des manieres les loix du secret naturel et dela reconnoissance; Jeprie Dieu quil leux pardonne et qu’il nous fasse trouver plus de facilite aporter l’Evangile dans ces mesmes coutrées par d’autres ouvertures qui semblent se présenter et ou lon ne manquera pas de trouver plus Dobstactes qu’on n’en prevoit, parce que desus Christ, est et sera tous jours insignum cui contradicetur, et quil veut que son Royaume soit estably sur sa croix et sur ses soufrances et sur celles de ses Ministres. Ces peres s’estoiene si fort fiez aux promesses des moskovites qu’ils nont pas crû devoir nous envoyer des duplicata de ces letres et nommément de celles du 22 d’aoust 1689. qui nous manque. De sorte, Monsieur, que je vous seray tres obligé si vous pouvez men envoyer une copie, et beaucoup plus encore, si vous pouver nous envoyer l’original mesme, parce qu’il est fort difficile quune copie nait pas beaucoup de fautes. Cela nous serviroit peut estre a zendre encore plus parfaites diverses relations fort curieuses et fort justruchves que nous avous de ces pays là etde la Chine dont le Pere le comte se dispose à donner quelques unes au public avant que de retourner à sa chere mission de la Chine. Les dernieres lettres que j’ay du pere Grimaldi, sont de Gua du mois de Jannier 1694 le voiage quil à fait par la mediterranée jusqua constantin ople et ensvite par la mex noire, par l’Armenie et la perse jusqua Ormus ayant este beaucoup plus long quil ne l’avoit espere, et sa navigation de la jusqua soa ayant estee foit lente, et peu heureuse, cela luy a fait manquer une mousson et l’a encore retarde d’une année; de sorte que je le croys à peme alhoures, quil est arrivé a Pockin, ou il estoit auendu par l’Empereur de la Chine avec beaucoup dimpatience. Il avoit trouvé à la cour de Perse toute la protection qu’il avoit pu desiren par la recommendation du Roy de Pologne, et pat toutes celles dusoy que je luy avois, prourée J’attendray jusqu’à l’amée prochaine de ses nouvelles et de celles du Pere Spinola et des autres peres qui doivent estres passes avec luy de Gou, à Macao. Le Pere couplet qui estoit parti de lisbonne il y a deux ans, avec le mesme Pere Spinola, et avec plusieurs autres Peres de diverses nations entre les quele il y en avoit trois francore de grand merite que je leur avois jonite, est moit dans celle longue et ennuyeuse navigation, avec la plus part deces hommes apostoliques, dons Dieu à ainsy abregé la lourse et les travaux.