# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957381:0113 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957381:0113?run=82 # Title: LBr. 35 · Basnage # Folio 55r, page id DE-611-HS-957381:0113 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 56v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=DE-611-HS-957381&page=113 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/DE-611-HS-957381/jpgs/default/00000113.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 82, 2026-09-09T18:17:48Z — 27 lines, status machine # Lines: 27 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Remarque de M. D. L. sur l’Article V. du dernier Feurier des Nouvelles de la Republique des Lettres, contenant une sela tion abregée de ce qui s’estoit passé à la derniere assemblée publique de l’Acuctemiie Royale des Sciences de Paris. On yrapporte un Eloge de feu Monsieur Bernoultis ou il ya des erreurs de fait, qui me regardent, que j’ay de la peine à mettre sur le comple de M. de Fontenelle Secretaire de cette illustre Academie Et comme il importe beaucoup, pour l’avancement même des sciences, que les person nes appliquées aux Meditations profondes, joignent les bonnes qualites du coeur à celles de l’esprit; j’ay eru à propos d’éclaircir et de rectifier quelques endroits decet article, qui pourroi ent faire tort à Messieurs Bernoulli et a moy. Parmi les choses avantageuses, qu’on à la bonté de dire de moy et qu’on dit d’eux avec justice; on en adjoute, que des juges severes auroient raison (à mon avis) de condamner. Car on insinue, qu’ayant laissé entrevoir quelque chose de mon Systeme des infinitesimales, Messieurs Bernoulli avoient medité si profondement sur cet foibles rayons de l’invention, ils y avoient reussi, et avoient même publié mon systeme avant moy. Il semble que c’est me faire passer pour envieux et eux pour injustes. L’ur et l’autre est sans fondement. Voicy le fait: Ayant trouve mon nouveau calcul des l’1674, je fus long temps sans en rien faire paroistre, parce qu’estant retourné de France en Allemagne, j’ens des occupations et des emplois, qui m’en detournerent. L’affaire meritoit un ouvrage expres, et je n’avois par tout le loisir qu’il demandoit, pour repondre à mes veues et à l’attente du public. Outre que jeytous jeurs eu de la peine a travailler sur ce que ’avois deja en mon pouvoir; aimantaponsser plusieurs autres veues d’un in nature toute differente, dont je pourois peut estre entretenir encor le