# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957536:0118 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957536:0118?run=74 # Title: LBr. 119 · Brosseau # Folio 59v, page id DE-611-HS-957536:0118 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=DE-611-HS-957536&page=118 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/DE-611-HS-957536/jpgs/default/00000118.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 76 lines, status machine # Lines: 76 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. c’est mon sentiment au muins, et Parce que ly grande opinion que j’ay dela droiture de son coeur fait que je crois qu’il ne continue pas sa la guerre par ambition ou pour s’aggrandir, mais par l’opirion de l dans la creance qu’elle est necessaire de sa conservation. creance qui cesseroit, s’il adjoutoit foy aux locanges qu’il merite, et à ce qu’on dit avec raison de sa grandeur eminentee incomparable. C’est ce qui m’avoit porté minente le persvader Mons de conseiller à feu M. pellison, de travailler à une nouvelle espece de panegyrique du Roy, capable de le persuader luy même. Il semble qu’i l’a pris pour un compliment, ou pour un tou- de phetorique, mais je l’entendois tout de bon. Penmetés moy de dire Monsieur, que je sonhaitterois de tout mon coeur, qu’a toutes qe exabtant toutes ses grandes qualités, qon puisse qu’elle qu’en achevant, dire un jour, que sa justice edevenue ausi grande a proportion, que ses autres attributs, qui le font imiter les perfections divines. Le moindre defaut de la justice, quelque petit qu’il parvisse devant les hommes, qui se laissent eblouir par les autres grandeurs n’est que trop grand devant Dieu, puisque’il detru est capable de detruire les fruits de tout le reste. Quelques bonnes intentions qu’un grand, prince puisse avoir, cela ne sufit point à l’exeuser devant Dieu expuse lons et lors qu’il se pouvoit detromper il ne suffit point que le principer de n’erreur a esté une insuste modestie. ’e la modestie ou la circomsection mal entendue, lors qu’elle a esté si mal entendue. . Trous me dires, Monsieur, que le manifeste du Roy, a fait voir la necessité ou il s’est trouvé de porter ses armés dans l’Empire. Je ne doute obligati point que le Roy, n’ait osté persuadé de cette obligation Mais si le toy avoit esté spectateur des maux que ce la a causé, il auroit en auroit esté sans doute si ire frappé, qu’il auroit repassé sur les raisons de cettes pretendue obligation, et quit quil en auroit reconnu la foiblesse. Le Roy pouvoit procurer quell satis faction convenable à Madamesa bellesoeur; maintenir e Roy dusnyleterre son allié et en Angleterre, et Cardinal son de ami dans la pays de cologne, sans porter la guerre dans la suabe et dans la Franconie, sans detrpire va tant de belles villes qui sont situées sur le rivage du phin; et même peutes sans compre avec l’Empire. Ou plus tost on peut dire, qu’il maintenont ces princes, en ne vompant point, et que leur perte a esté causée par cette jupture. De dire que la France a voulu rompre tout de bon et penetrer bien avant dans l’Empire, pour dégager les Otlomans empecher les progres de l’Empereur de ce costé lac’est ce que je n’oserois. Il faut donc qu’on dit fait croire que le Roy ait crû suivant son manifesté que l’Emperen estoit sur le point de faire la paix avec les Tures, pour l’attuquer, et qu’en ce cas la france auroit esté en danger Mais je croy que le le Roy luy même est persuade maintenant de la fausseté de l’avis qu’on luy auoit donné cuchant la disposition de l’Empereur; qui estrit en effect tres eloigné de faire la pars del avec la porte, et de faire la querre a la que l’Empereur a esté eloigné de la paix avec la porte, et quand il l’auroit farte, que la france n’avoit aucun sujet de craindre; ley Le Roy, dayant fait maintenant une experience de sa grandeur qui le met audessus de ces apprehensions. il reste donc qu’il donne la paix à l’Euros mais une paix ou il y ait quelque seureté de part et d’autre, à des par des conditions qui mettent les gens hors de crainte d’estre insultes et ruines à but moment. Ainsi il seroit juste que sa Mté accordât une barriere à lEmpire, aussi bien qu’aux Hollandois, et cette barriere de l’Empire servit s’autant plus laisonnable, qu’elle ne consisteroit qu’en ce qui appartent deje à lEmpore au delà du Rhin. Sachté avoit souvent temoigné de ne vouloir point faire des conquestes sur c’Empire. Outre qu et elle se plaignoit autres fois de ce qu’on luy imp avoit impaté des desseins tur Acasbourus et suu sasal par ca e veneration qu’on doit aux qualités incomparables su ho) un saint homme a bien dit, que l’enfier est pleinde bonnes intentions. C’est assez qu’on se denoit et pouvoit de tromper et devoit detromper veu la grandeur des maux qui en resultent Faux depens mêmes de ses autres amis, et pour