# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957829:0427 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957829:0427?run=87 # Title: LBr. 132 · Burnett of Kemney, Th. # Folio 211r, page id DE-611-HS-957829:0427 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 208v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=DE-611-HS-957829&page=427 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/DE-611-HS-957829/jpgs/default/00000427.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 87, 2026-09-09T20:20:08Z — 51 lines, status machine # Lines: 51 recognised, mean confidence 0.93 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. importante pour ce qui est dela question si la pensée peut estre donnée à la matiere, je disinque autre la matere et la substunt cerporelle. sem foete substant p ppe sur la quelle Mons. de Worcester et Monsieur Leck disputent; je crois qu’il faut bien distinguer. Dans les corps je distingue la substance corporelle dela matiere pric a pant, du de la matiere primiere M et je distingue la premiere de la seconde. La matiere se conde est un mati aggregé ou composé de plusieurs substances corporelles, comme un trouppeau est composé pr plusieurs animaux. Mais chaque animal o et chague OC e plante aussi est une substance corporelle, ayant en soy le principe de l’unité, qui fait que c’est veritablement une substance, et non pas un aggrége Et ce principer d’unite est ce qu’on appelle Ame, ou bien quelque chose qui a de Canalogie adec d’ame Mais out le priacipé de l’unité la sybstance corporelle a samaseo sa matiere seconde qui est encor cor osye un aggrege de nouvelles sstan corparelle. d’autres substances plus petites, ecepondant et cela vat a l’infini. Mais matiere primitioe, au la matiere prise en elle meme est ce qu’on consoit dans les corps, tu lo pntons les principes de l’unité mis a part, c’est à dire ce qu’il y à de passio, au lieu que les d’on naisseut veux qualites, resistentia, et restitantia vel inertia. C’est à dire qu’un corpu pe se laisse point penetrer, et cede plustost à un autre mais qu’il ne cede point sans difficulte, et sans asfoiblir le mouvement total de celuy qui le pousse. s Ainsi on peut dire que la matiere, en elle même outre étendue enveloppe une puissance passive primitive: Mais le principe de l’unité contient la puissance Active primitive, ou la force primitive, la quelle ne se perd jamnis, et persevere toucjours cans un ordre exact de ses modifications internes, qui representent celles de dehorr. Or de cela il resulte. que ce qui ost essenttellement passit ne sçauroit recevoir la modifi cation dela pensée, sans recevoir en même quelque principe substattiel actif qui luy soit agoint: Mais la et par consequent la matiere prise à part ne sçauroit evei penser; mais rieu n’empeche que les principes actifs ou d’unité, qui sa trouvent par tout dans la matieur, et qui enve loppent deja essentiellement une matiere de perception, ne soyent elevées à ce degré de perception, que nous appellons pensće. Ainsi quocque la matiere en elle même ne sçauroit peuser, rien n’empeche que la substance corporelle ne pense. Mons. Hasseman m a dit d’avoir eu l’honneur de parler a Mons Neuoton, qui luy a monstré son ouvraye des Couleurs; mais luy a dit qu’il c ne vouloit pas le publier si tost: Je vous supplie donc d’entr que si vous estes à Loudres, et luy aussi, d’entreprendre une Ambassade ches luy de ma part, pour le bien public. Vous sçavés, Monsieur, mes principes, qui sont de preferer le bien public à toutes les autres considerations, même à la gloire et à l’argent. je ne doute point qu’un personne de la force de M. Neuton ne soit de non sentiment. Plus on est solidé, plus on a cette disposition, qui est 211