# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957842:0186 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957842:0186?run=74 # Title: LBr. 133 · Bussche, A.Ph. # Folio 93v, page id DE-611-HS-957842:0186 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 94r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=DE-611-HS-957842&page=186 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/DE-611-HS-957842/jpgs/default/00000186.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 48 lines, status machine # Lines: 48 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. aupres de sa Mté imperiali et de son Conseil pour noircir les disseins lonables et les actions genereuses de mon maistre. Que n’ayant point de trouppes en Hollande, il n’en pouvoit rappeller aucunes, et qu’il y avoit necessairement de l’abus en cela. De quoy Monsieur le comte témoigna estre bien aise. Pour ce qui est des Quartiers pris, je donnay a considerer, qu’il y avoit peu de trouppes dans l’Empire, qui avoient meilleure reputation d’ordre et de discipline, que celles de Bronsuie. de sorte que ces quarhe ne ruinoient point. A quoy M. le comte repliqua, que feu M. Montecucculi avoit eu coustume de dire, que les uns mangeoient les paysans dans une semaine, les autres dans un mois; et que l’effect estoit le même. Mais il sembloit à moy, qu’on seut vivre chez les gens sans les ruiner. Touchant l’argent, qu’on demande en quelques endroits, je dis que la sme Maison a fait depuis quelques années des de- penses immenses, et presque ruineuses, mais inevitables, pous maintenit c repos dans puisanc le Nord de l’Allemagne, et contrebalancer une t estrangere, qui tachoit de profiter d’une alliance, que Dannemare, Cologne, Braudebourus, et Munster avoient faite à soest; qui nous en clavoit de tous costés; et qu’on est redevable à nos armemens de la conservation de Nambourg, ou les trouppes de Mandebourq seroient venues trop tard. Qu’ainsi le Cercle de la Basse saxe et quelques Estats voisins cont joui tranquillement de nos efforts et de nostre protection; sans qu’on ait vou la nous assister; parce qu’il n’y avoit pas moyen alors de venir à une Conclusion circulaire, à cause du peu d’intelligence ou l’on estoit avec quelques uns des principaux Membres du cercle. Qu’ainsi il n’est pas si inique, que maintenant nos Princes tachent de se dedommager en partie, et de decharger un peu leur sujets sur ceux qui ont auparavant joui d’une immunité contraire à l’Égalité.. Mons. le Comte de Windisch- graz y repliqua, que sa Mte imperiale estoit assez portée à procurer des avantages raison nables à la fme Maison; mais qu’il ne falloit pas en user d’une maniere si peu conforme aux ordres, puis qu’on n’avoit pas seulement requis sa Mte, ce qui estoit de tres mauvais exemple, et aneantiroit son autorité, si fout le mo par d’autres considerations, usoit de même. Qu’on n’auroit peutestre rien perdu au bout du compte si on avoit choisi les manieres d’agir, qui auroient marqué plus d’égard envers sa dite Majesté. Quant à ce que S. A.S. mon Maistre ne mande rien de ses intentions, et que cela faisoit naistre des soubşons; je témoignay d’estre comme tombé de mon haut, et d’estre le plus surpris du monde, d’apprendre, qu’on pouvois avoiricy des telles pensées de S. A. S. qui avoit demié tous ces Estats, et traine avec Elle tout ce qu’Elle avoit de forces, pour sauver promtement Francfort et (oblenzi et que Dieu avoit benises bonnes intentions. Que los lettres des monistres que j’avois receues moy même, avoient dit posi tivement, qu’on reviendroit bien Tost au Rhin, it plus fort. Et que S. A. S. s’estoit exulique fort expressement à son Enveyé. Qu’elle seroit extremement touchée, si elle appre- l’auoir noit, qu’on estoit capable, d’Elle des sentimens sinistres, apres des preuves de son zeles que peut estre aucun prince de l’Empire avoit données si souvent et si fortement, Quece qu’elle avoit fait dans la guerre passée estoit hrop éclatant pour avoirbesoin d’estre cité; que l’Alliance de Laxembourg, et les avis genereux qu’Elle avoit donnés presque seule à Francfart, apres la prisé de Strasboury, estoient d’assez fraicheate