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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 384r

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  1. it d’une lettre écrite au mois de
  2. Novembre 1715.
  3. si semble que la religion naturelle même s’assoiblit.
  4. extremement. Slusieurs font les ames corporelles; d’autres
  5. font Dieu luy même corporel. M. Locke et ses sectateuns
  6. doutent au moins si les ames ne sont materrelles et naturellement
  7. perrsables. M. Nenton dit que l’espace est l’organe
  8. dont Dieu se fent pour sentir les choses. Mais s’il a besoin
  9. de quelque moyen pour les sentir, elles ne dependent donc point
  10. entierement de luy, et ne sont point sa production. Monsieur
  11. Netton et ses sectateurs ont encore une font plaisante
  12. opinion de l’ouvrge de Dieu. Selon eux Dieu a veson
  13. de remonter de temps en temps sa montre autrement
  14. elle cesseroit d’agir. Il n’a pas eu assés de veue pour
  15. en faire un mouvement perpetuel. Cette machine de
  16. Dieu est même si imparfaite selon eux, qu’il est oblige
  17. de la decrasser de temps en temps par un concours
  18. extraordinaire, et même de la raciommoder, comme un
  19. horloger son ouvrage; qui sera d’autant plus mauvars
  20. maisrre, qu’ilsera plus souvent obligé d’y retoucher et d’y
  21. corriger.
  22. Selon mon sentiment, la même force et vigueur y subsiste
  23. tonsjouns, et passe seulement de matiere en matiere, survant

Cite

Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 384r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0771?run=74