Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 9, fol. 5v
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.96.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 4r); this page is its left half.
The machine reads it as
- augmentation immenso du nombre, prenons
- (10 3000, 00c, 00000
- conc Ce qui est la
- même chose, comme s’il y avoit 100 lettres de
- l’Alphabet, au lieu de 24; nous aurons un
- Ce nombre sera la 73000,000,00000 me
- dignité du denaire. C’est à dire ou bien son
- son Logarithme A sera justement 73000,000, 0000∞;
- ce qui suffit pour le concevoir distinctement. Il
- carpour l’écrire tout au moi long il faudroit
- mettre uve unite, suivie de 73000,00, 00000 zer urais 2mie écrivains, y auroient de quoy
- zeros on nullités ce qui n’est pas absolument
- impossible aux hommes. Car un milli car
- mettant senlement a mille zero en une page
- il y aura 73000,00000 payes, et un eerivant
- en écrivant écrivain en achevant mille à peu
- pres dans un an deux cent mille écrivains
- l’acheveroient en plas moins de 37 années
- c’est seudement pour dire, qu’un tel nombre
- se peut ecrire tout au long. il rempliroit environ
- Et prenant 100 pages pour un Alphabet d impression,
- il rempliroit 730, 00000 Aphabets
- Ce nombre surpasse d’un excés immense le
- le nombre de toutes les verites ou de toutes
- les verites faussetes enonçables par les hommes. et il surpasse de même
- Aussi bien que le nombre de tous les liures ddit a so faisable ou meme lisible par
- faisables, ou même lisibles par un homme.
- Si le genre humain duroit tousjours assés long temps
- dans le present état, et si tous les 100 ans, ou tous les
- millions années, ou quelque autres periae ds une pour le mots
- intervalles encor plus grands, produisoiu pour le motus
- une nouvelle propositio enontiation ou proposition;
- il s’ensuivroit necessairement, qu’en fin toutes les propositions
- enongables se trouveroient epuisées; et ce qui viendroit
- par apres seroit une parfaite repetition mot pour
- mot, de ce qui auroit déja esté dit, ou enonce autres
- fois: On ne pourroit faire aucun preme ny aucun
- sermon, ny aucun Roman ny pem poême ou Roman, ny livre
- qui n’auroit déja esté fait par un autre. Et ce mot
- volgaire, nihil dictum est nihil dici quod non dictum sit prius,
- seroit veritable à la lettre. Mais quand on sien feindroit
- que le genre hamain, je trouve pourtant que l’hypothese
- d’un certain intervalle d’années produisant au moins une
- nouveauté, n’est pas certaine, ny mêmes raisonnable.
- Il semble plus tost, que la difficulté de produire des nouveautés
- croistroit tousjours; ainsit peut estre que le nombre des
- verités enoncables ne s’epuiseroit jamais. Et mêmes
- si nous voulions feindre, que le genre humain tel que
- nous le connoissons presentement eut subsisté de puis
- toute l’eternité, il ne s’ensuit point necessairement
- que tout ce qui se peut dire ait déja esté dit. Cependant
- il est vray que si le genre humain duroit assez long temps,
- presqe tout ce qu’on pourrois dire ne seroit que
- avoir seuvent des nouveauses
- redites. Et quoyque à cause des intervalles immenses des temps, cas
- auroient détruit il y a la toute la memoire des auteurs
- precedens, ces redites paroistroient des nouveautés,
- cela ne laisse pas de choquer l’harmonie des choses, et
- de nous faire croire, que l’estat present du genre humain
- ne dupera pas assez pour cela. Mais laissant là des propositions, qui ne sont pas entierement
- demonstrées contentans nous d’avoir repcontré une espece d’Porison, qui borne la doctrine humaine, et
- uo es pris aetonmostre les bornes que la natune luy a donne
- Leros, et vo vingt
- travailler 37 années du environ
- donnant à chacun mille pages par an, et
- dix mille zeros à une page page
- Mais mille presses le pourroient imprimes
- environ en deux ans de temps, sacune
- ne donnant que mille pages par jsur.
- Car la composition nes y changerdit potns
- Et pourtant un nomore si borne,
- (qu’on comprend aisement sans l’écrire
- ou sans l’imprimer au long, et dont
- le logarithme n’est que de J2 chifres
- surpasse d’un exces immense lenomre
- de toutes les verités ou de toutes
- =bien que fini, ne s’epuiseroit
- jamais, comme dans le asym.
- ptotes l’intervalle entre
- la droite et la courbe de la
- paro l’Hyperbole, ou de la
- Controide se diminue tous
- n’evan tien que fini nes
- finit jamais jamais epouse
- à lys r flesions qui le font neonnois
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 9, fol. 5v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068622:0010?run=74