Seconde Partie, fol. 520
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- 520
- s’y disposer en certaines facons particulieres, asin que son ame les
- informat pareicul érement, elle les informe (ans cela par la force des
- paroles de la consécration. Fit au lieu que cette Ame de F. C. ne
- pourroit demeurer naturellement jointe avec chacune de ces partieu-
- les de pain es de vin, si ce n’est qu’elles fussent assemblées avee
- plusieurs aurres qui composasent tous les orzanes du Corps humain
- nécessaires à la vie, elle demeure jointe surnaturellement à chacune
- a elles; encore qu’on les sépare.
- Il auroit éré le premier à s’acculer de témerité, s’il aroie
- jamais eu la penlée de rendre cerre explication publique, ou
- de la reuloir substieuer à celle qui semble etre plus commu-
- nément recle dansnos Fcoles. Aussi luppoloir il qu’elle due
- demeurer enserelie dans le Pein de Pon amy. Comme l’Fglise
- n’a point juge à propos de rien décider lur cerre manière
- inesable done le corps de J. C. est dans l’Fucharictic,
- M. Delcarces a pris ce Silence pour une liberté que cetre la-
- se Mere laisse à les entans, de rechercher en particulier celle
- qui paroir la plus commode, et qui est la plus proportionnée
- à leur incellisence. Ce qui luy Faisoit sourer la nouvelle ex
- plication, etoit la perluation qui lur Faisoit croire, que ce n’est
- point la matière, ni même les contigurations parriculiéres
- du corps, qui fonc que l’homme est toujours le même pen-
- dant la rie. On n’en est pas. moins homme apres avoir perdu
- un doige, ou un ceil, qu’aupararant. La transpiration con-
- cinuelle des humeurs de notre lano, et de toutes les parties
- qui compolent norre corps, n’empeche pas que l’on ne loie
- a Coizante ans le même homme que l’On etoit en renanE au
- monde, quoy que le corps ne conserre plus aucune des par-
- eies qu’il avoie alors. Mais l’ame étane roujours la même,
- celt selon luy ce qui faie l’identiré de l’homme dans tous. (Cs
- ACS. C’est seulemene l’union de l’Ame arecrellematiére que
- ce loit, qui est essentielle à lFTomme. M. Descarces s’éroit
- Bazardé de plus à croire tous le bon plaisir de l’Folise ca-
- cholique, que J. C. aroit roulu choisie la manière la plus Pro
- pre pour produire les efets que la bonté luy faie produire
- dans P’ame des Fidelles; Q qu’ain(r il Falloit que POn ame FIE
- essenciellement unie à une matière qui pue serrie d’aliment,
- pour étre recue plus aisément, et lans répuonance, ec pour
- nous apprendre à conclure des etters, que le pain matériel
- produie
- LA VFE DE M. DES CARTESi
Cite
Seconde Partie, fol. 520. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/1040716717:0530?run=74