Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 840
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- 840
- Autres Considerations sur notre Connoissance.
- OItAF. deligner les idées qu’ils ont ainsi considerées, ils ne pen-
- vent qu’être asfurez de la verité des Propoltions qui ex.
- primene la conrenance ou la disconrenance qu’ils apper-
- Goirent entre ces Idées, et étre certainement conraincus
- de Ces Veritez. Car un homme ne peut s’empecher de
- voir ce qu’il roit, ni ériter de connoitre qu’il apvercoit
- ce qu’il appercoit.
- S. 3. Ainsi, celui qui a acquis les idées des Nombres
- et a pris la peine de comparer, un, deux, e trois avec
- six ne peut s’empecher de connoitre qu’ils lont égaux.
- Cclui qui a acquis l’idée d’un Trianele, et a trouré le
- moyen de melurer scs Angles et leur grandeur, est alsuré
- que ses trois Angles sont égaux à deux Droits, et il n’en
- veut non plus douter que de la rerité de cette Propolition,
- I est impossible qu’une chose soit ex ne soit pas.
- Ecdansta Rcti. De même, celui qui a l’idéc d’un ftre Intelligent,
- sionnacurell. mais Foible et Fragile, Formé par un autre dont il dépend,
- qui est éternel, tout-puissant, partaitement lage ex par-
- Faitement bon, connoitra aussi certainement que VTIOm-
- me doit honOrer D FF V, le craindre e luy obeir, qu’il
- est alsiiré que le Soleil luit quand il le roit actuellement.
- Car s’il a sculement dans son Espric des idées de ces deux
- Portes d’Ftres, e qu’il reuille s’appliquer à les considerer,
- il trourera aussi certainement que l’Pere infericur, Ani ex
- dépendant est dans l’obligation d’obeir à l’Ptre supérieur
- et infini, qu’il est certain de trourer que trois, quatre et
- sept lont moins que quinse, s’il reut considerer et calcu-
- ler ces Nombres; e il ne lauroit étre plus asturé par un
- temps serein que le Soleil est lere en plein Midi, s’il veut
- ourrir les veux et les tourner du cote de cet ACre. Mais
- Dourtant quelque certaines et claires que foient ces veri-
- tez celui qui ne roudra jamais prendre la peinc d’em-
- ployer les Facultez comme il derroit, pour s’en instruire,
- pourra en isnorer quelqu’une, ou roures ensemble.
- XIII.
- Exemple dans
- les Nonibres.
- AlA.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 840. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0902?run=74