LBr. F 12 · Braunschweig-Lüneburg, Johann Friedrich v., fol. 156r
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- L’Htistoye nous apprend que l’Empereur Auguste
- avoit un lime manuel: qu’il appelloit breviarium
- Imperii: il le portoit tousjours sur luy, c’estoit
- la base de ses plus importantes deliberations:
- l’ay ouy dire que l’Electeur Maximilien de
- Baviere avoit quelque chose d’approchant. Un
- lime de cette nature ne seroit proprement qu’un
- extrait de tous les Archives du pays; c’est à
- dire de tous les chartres, et papiers publies qui
- se trouvent à la chaucelerie, à la chanibre
- à la cour et dans les pays cherles villes et
- baillages. Cet extrait serbeite même
- ebte auroit deux usages, car premierement
- on y trouveroit le plus essentiel et le plus im-
- portant; et en deuxième lieu i
- il y seroit monstré comme au doigt lendroit
- ou se pourroit trouver r le reste, c’est à dire sçavoir
- le détail, et une information plus ample
- C’est à dire il tiendroit
- lieu en même temps et de sommaire
- et de Repertoire
- De plus la multitude des affaires, des expeditions
- t des personnes, et des papiers estant si grande,
- i on est obligé de faire grand nombre de rubriques:
- mais le tres souvent il y a des choses, qui sont
- ambigues, c’est à dire qui appartiennent à
- plusicurs rubuiques: et souvent on a de trouver
- il y ou a même tres aussi qu’on ne peut
- quasi rapporter à aucune des vebriques établies, alors il en
- ou faut faire des nouvelles rubriques, dont
- on a par apres bien de la peine à se souvenir
- ou il faut faire une rubrique generale pro Miscellaneis
- Mais ce qui trouble d’avantage, est que les
- qu’on peut douter treso tres souvsent à quel
- ffaire
- département appartient la inose du la rubrique
- dont il s’agit, sur tout quand il y a de l’affinité
- entre les chuses: d’ou teu outre que l’expedition
- ess souvent mise entre les mains dequelque persoune
- plus tost par un choix particulier et comme
- par commission que par la fonction ordinaire
- de sa charoe. D’on vient que souvent
- N’on a de la peine trouver quelques fois
- ce qu’on cherche, scnt sur tout l’affaire estant
- un peu odiense ou épineuse. Car tout le
- monde est bien, aise de la decsiner.
- a
- quelques fois oe souvent pas d’abord: et d’autres
- faires lempechent de d’y songer assés; ou il ne s’empresse pas à la déterrer
- anisi on est obligé quelques fois d’aller
- de porte en porte pour trouver ce qu’on
- demande. Mais sur tout on s’en appercoit,
- quand quelcun est matade, ou absent ou
- bien
- mort. Car ita plus pait des choses estant
- plussost dans sa memoire, que dans les registres,
- celuy qui doit faire la fonction par interim
- ou un le successeurd par après sont bien embaresses
- orihe que bien des paprers emportans demeurer entre les mains
- +et ubriques affaires et
- jet sont même negliges et perdus.
Cite
LBr. F 12 · Braunschweig-Lüneburg, Johann Friedrich v., fol. 156r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-3617988:0311?run=74