LBr. 16 · Arnauld, fol. 22v
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- qui fait qu’il est un? si cela est que devient cette fonne sub:
- stantielle quand il cesse d’estre un, parce qu’on l’a cassé en
- deux. Est elle areantie, ou elle est devenue deux. Le premien
- est inconcevable si cette forne substantielle n’est pas une
- maniore d’estre, mais une substance. Et on ne peut dire que
- c’estune maniere d’eftre ou modalité puisqu’il faudroit que la.
- substance dont cette forme seroit la modalite fust l’etendue:
- le qui n’est pas apparenment vostre pensée. Et si celle forme
- substantiene dune qu’elle estoit devient deux, pourquoy n’en
- dira-L. on pas autant de l’étendue seule sans cetle forme
- substanti elle.
- a Donnez vous à l’étenduce une forme substantiche gunerale
- telle que l’ont admise quelques dcholastiques qui l’ont appellée
- forman corporertatis: ou si vous voulez qu’il y ait autant de
- formes substantielles differentes qu’il y a de conps disserens: et
- differentes d’espece quand ce sont des conps differens d’espece.
- 5 Cn quoy metlez vous l’unité qu’on donne à la terre, au
- soleit, à la tune, quandon dit qu’il n’y a qu’une terre que nous
- habitons, qu’un soleit qui nous eclaire, qu’une lune qui tounne
- en tant de jouns à l’entour de la tenre. (roie vous qu’il soit
- necessaire pour cela que la terre par exemple composée de
- tant de partis éterogenes ait une forne substantielle qui luy soit
- propre et qui luy donne cette unite. Ii n’y a pas dapparence
- que vous le eroyet. Pen drray de metme dun arbre, dun
- cheval. Et cela je passeray à tous les miptes. Par exenple
- le lait est conposé du serum, de la ereme, et de ce qui se caille
- A. L. il trois formes substantielles, ou s’il n’en a qu’une.
- 6. Enfin on dira qu’il n’est pas digne d’un Thilosophe
- d’admettre desentitez dont on n’a aucure ider claire et
- distincte: et qu’on n’en a point de ces formes substantiolles.
- Et que de plus selon vous on ne les peut prouver par Jeuns
- effets, puisque vous avouez que c’est par la philosophie
- corpusculaire qu’on doit expliquer tous les phenomenes
- panlicutiens de la nature, et que ce n’est rien dine
- d alleguer
Cite
LBr. 16 · Arnauld, fol. 22v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957298:0044?run=74